Calendrier

« Octobre 2017
LunMarMerJeuVenSamDim
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031 

AOEF

AOEFCompte rendu des voyages botaniques de l'Association des Orchidophiles et Epiphytophiles de France. Galeries photos.

Blog

Catégories

Derniers billets

Pages

Compteurs

Liens

Fils RSS

Floraisons à Aspremont

Par AOEF :: 07/08/2012 à 23:57 :: FLORAISONS CHEZ NOS MEMBRES
CHAUBARDIA  heteroclita

Peu de renseignements sur cette jolie plante qui porte le nom d'un botaniste français, Louis Athanase Chaubard,(1785-1854), c'est un hommage de H.G.Reichenbach à son ami.
Ce petit genre sud américain proche des Zygopetalum possède des pseudobulbes très petits, cachés par des feuilles en éventail. Les inflorescences naissent à leur base et donnent une seule fleur en étoile.
sous-famille : Epidendroideae; Tribu des Maxillarieae; sous-tribu des Zygopetalinae


Affiche Festival de Menton 2012

Par AOEF :: 05/03/2012 à 20:30 :: FESTIVAL D'ORCHIDEES DE MENTON
Uploaded with ImageShack.us

Floraisons à Aspremont

Par AOEF :: 01/02/2012 à 20:17 :: Général
Paphiopedilum purpuratum
il est également de serre chaude avec une ombre moyenne.On le trouve au sud-est de la Chine et au Vietnam jusqu'à 1200/1400 m d'altitude. Il peut pousser en épiphyte sur des poches d'humus sur la roche calcaire cristalline.Il existe un albinos au Japon (blanc et verdâtre, dépourvu de rouge)

Floraisons à Aspremont

Par AOEF :: 01/02/2012 à 16:23 :: Général
Paphiopedilum sukhakulii
Ce Paphio du sud-est de la Chine pousse dans les forêts humides.Il existe des variations dans les marbrures des feuilles. Serre chaude et ombre moyenne. On peut le cultiver en sphagnum avec des billes d'argile et un peu de charbon de bois naturel.

Uploaded with ImageShack.us

Floraisons à Aspremont

Par AOEF :: 30/01/2012 à 12:49 :: Général
Bulbophyllum medusae
ce bulbo asiatique pousse dans les forêts tropicales de faible altitude au sud-est de la Chine. Pot bien drainé ou liège avec sphagnum si vous humidifiez souvent, car il demande de l'humidité toute l'année mais les racines bien aérées. Serre chaude, ombre moyenne et mini hivernal 17°.

Uploaded with ImageShack.us

Floraisons à Aspremont

Par AOEF :: 29/01/2012 à 16:29 :: FLORAISONS CHEZ NOS MEMBRES
ONCIDIUM splendidum

belle plante à feuilles coriaces, inflorescence érigée qui peut atteindre 1 mètre, elle pousse au Honduras et au Guatemala. ¨Plante de serre chaude, lumière vive, beaucoup de soleil en hiver. Il convient d'arroser régulièrement pendant la formation des nouvelles pousses. En début d'hiver, donner 2 à 4 semaines de repos. Floraison en janvier février assez longue.

Uploaded with ImageShack.us

LES PLANTES EPIPHYTES

Par AOEF :: 04/12/2011 à 12:10 :: Général

Les plantes épiphytes (suite des articles du 05/10/11

 

          LES PLANTES EPIPHYTES (2)

Roland Jurion

Suite de l’article du 05/10/11

Le choix des plantes.  Si un intérêt de plus en plus vif est porté aux orchidées et aux tillandsias, ce qui est très encourageant, beaucoup d’autres épiphytes mériteraient d’être cultivées soit en extérieur dans le jardin, soit en intérieur dans une serre, une véranda ou en appartement. C’est notre rôle, en tant qu’ « épiphytophiles » de les promouvoir. Chaque année, le commerce propose de nouvelles plantes, à des prix abordables et les collectionneurs et amateurs spécialisés peuvent trouver par le biais d’internet la plante convoitée ainsi que des commentaires la concernant. Le coût de plus en plus élevé des combustibles et de l’électricité limite le nombre de possesseurs de serres et de vérandas chauffées. Il en résulte un intérêt accru pour les plantes qui supportent, à l’extérieur,  nos hivers. Si la priorité leur est donnée, nous ne négligerons pas les plantes épiphytes fragiles car elles représentent, il faut le reconnaître, la majorité des espèces. Sous notre climat relativement clément, les possibilités de culture en extérieur toute l’année sont néanmoins limitées. Outre la température hivernale qui reste le facteur le plus limitant, la faible hygrométrie de l’air pendant l’été impose de bassiner les plantes, souvent plusieurs fois par jour, le simple oubli ou négligence pouvant être fatal pour certaines d’entre elles.

Les broméliacées

                Cette vaste famille, qui comporte 3000 espèces, est surtout connue par ses Tillandsia et Guzmania qui ne sont guère utilisés pour la décoration des jardins. Pourtant bien d’autres Broméliacées comme les Aechmea, Billbergia, Neoregelia, Nidularium, moins populaires, mériteraient d’être largement utilisés.

                Si certaines espèces sont terrestres, la plupart sont des plantes épiphytes qui garnissent et éclairent de leurs vives couleurs la canopée des forêts tropicales américaines. Très robustes, tolérantes et rarement infestées, leur culture est semblable à celle pratiquée  pour les  orchidées, leurs compagnes. Comme ces dernières, elles s’hybrident facilement. Ce sont des plantes dont le feuillage disposé en rosette offre la plus grande diversité de coloris et de motifs. Leurs tailles varient de quelques centimètres à plus de 10 mètres, hampe florale comprise, tel Puya raimondii. Les fleurs toujours vivement colorées durent très longtemps, parfois durant une année. Si la plupart exigent une protection hivernale, certaines espèces qui poussent en altitude (on en rencontre jusqu’à 4 200 mètres), supportent nos hivers et peuvent, par conséquent, être installées définitivement dans le jardin. J’en cultive depuis de nombreuses années sans problème. D’autres plus fragiles sont rentrées l’hiver et enfin certaines sont installées à demeure dans les serres.

Les Tillandsia

                Les Tillandsia y compris les Racineae qui leur sont très proches constituent, avec 500 espèces, le genre le plus important de la famille des Broméliacées. Ils sont presque toujours épiphytes. L’engouement qu’on leur porte est dû à leur taille souvent modeste et leur facilité de culture. Ils demandent en effet peu de soins et peuvent être oubliés sans dommage pendant une longue période. Leur feuillage gris argenté et leurs fleurs très colorées et parfois parfumées sont appréciés. On peut les monter, les attacher et même les coller sur des supports divers : morceaux de bois, racines, ceps de vigne, coquillages, céramiques, etc. Certaines compositions présentées dans le commerce sont d’un goût douteux. Il est préférable de les fixer sur des souches ou des morceaux d’écorce qui rappellent leur lieu d’origine. Pour les attacher, j’utilise des lanières constituées de parties de collants découpés en rondelles fines et ouvertes. Ce lien élastique est inséré entre les feuilles du tillandsia. Il ne blesse pas la plante et devient rapidement invisible. Les espèces rustiques peuvent être installées dehors en permanence tout au moins dans les régions à faibles gelées. Les moins rustiques sont rentrés l’hiver et certains sont installés à demeure dans les serres.

Espèces rustiques.  Les espèces dont il est question ici restent dehors, en permanence,  dans  notre région. Comme d’autres broméliacées, je les installe dans les oliviers, à faible hauteur de façon à les rendre bien visibles. Néanmoins si l’on veut obtenir rapidement des plantes adultes en état de fleurir, il est conseillé de les rentrer pendant l’hiver la première année, ce qui leur permet de continuer leur croissance.

Tillandsia usneoides

                Fille de l’air, barba española, old man’s beard, c’est, par excellence, la plante épiphyte qui mérite bien son nom de fille de l’air. Son aspect filiforme rappelle celui d’un lichen (usnée) d’où son nom botanique. Il ne porte pas de racines. Les feuilles, petites, sont ornées de poils appelés écailles qui constituent le trichome. Celui-ci joue un rôle protecteur vis-à- vis de l’environnement et absorbe l’humidité ambiante et l’eau de pluie enrichie en sels minéraux. Selon l’état hygrométrique de l’air,  les poils se dressent ou se couchent ce qui se traduit par une différence d’aspect du tillandsia selon qu’il est sec ou humide, passant ainsi du gris argenté au vert franc. Les fleurs, jaune-vert, peu visibles, apparaissent en été. Formées en grand nombre, elles dégagent un parfum musqué.

                On rencontre ce tillandsia en Floride, en Amérique centrale et du sud jusqu’au Chili. Il croît  jusqu’à une altitude de 3 300 m ce qui explique sa bonne tenue au froid. Dans ces contrées, il peut devenir envahissant et coloniser les supports disponibles, même les fils électriques. Séché, on s’en servait pour remplir les matelas et protéger les objets fragiles dans les colis.

                Sa culture est aisée. Il se plait en milieu humide, bien aéré, sous une bonne luminosité, en évitant le plein soleil en été. Dans mon jardin, il prospère accroché dans les branches des oliviers. Les touffes installées depuis une vingtaine d’années ont subi sans dommage notable les rigueurs de l’hiver : neige et faibles gelées (-3°C), bénéficiant de la protection due à l’ « effet canopée » apporté par la couverture de l’arbre. Pendant la saison propice, je les pulvérise tous les matins avec l’eau de ville à laquelle j’ajoute, une fois par semaine, un engrais foliaire (Peters) à raison d’un cuillérée à café pour 5 litres d’eau. Les plus belles touffes atteignent  2 m de longueur pour un diamètre de 30 cm. Il arrive qu’elles se scindent sous le poids de l’eau de pluie. Leur présence en plusieurs exemplaires dans les arbres confère au jardin un aspect inhabituel, un peu mystérieux, et crée un dépaysement remarqué.

                Tillandsia usneoides existe sous d’autres formes que celles proposées couramment : major, minor,  ainsi que d’autres  moins  courantes : frisées, vertes, plus fines ou plus grosses… Elles semblent plus délicates que la forme classique et je les maintiens en serre.

Tillandsia aeranthos

                Son nom : aer (air) et anthos (fleur) signifie qu’il fleurit dans l’air. Il est originaire d’Argentine, Uruguay et Paraguay. Il est épiphyte sur les arbres et les rochers. On le rencontre à faible altitude ce qui ne l’empêche pas d’être rustique puisqu’il supporte de faibles gelées. La plante est petite, 10 à 15 cm en hauteur et largeur, mais elle peut former en quelques années des touffes importantes si les conditions de culture sont bonnes. Il n’est pas rare de voir dans certains jardins des boules impressionnantes suspendues  en plein air. Ce tillandsia supporte le plein soleil mais demande un emplacement bien ventilé. Les fleurs sont bleu foncé et les bractées rose vif. En dehors de la floraison, on ne peut le distinguer de Tillandsia bergeri et de Tillandsia tenuifolia, ces trois espèces étant très voisines. Il existe une variété « alba » dont les fleurs et les bractées sont entièrement blanches. Il est de culture identique à la variété aeranthos.

Tillandsia bergeri

                Dédié à Berger, ce Tillandsia est endémique à la région de Buenos-Aires et en Argentine. Saxicaule (qui pousse sur les rochers), on le rencontre jusqu’à 100 mètres d’altitude. Il  développe un système racinaire important fait de racines fines comme des fils. Cultivé dans de bonnes conditions, c'est-à-dire exposé à une lumière vive et pulvérisé régulièrement avec une solution nutritive,  il forme rapidement  des touffes de grande taille de forme plus ou moins sphérique qui peuvent être suspendues, par exemple, à la branche d’un arbre. Mais il a la réputation de fleurir difficilement. Cela peut être dû soit à un manque de lumière, ce dont je ne suis pas certain, soit à la nécessité de le maintenir au froid pendant une certaine période, ce dont je ne suis pas certain non plus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

<P style="TEXT-ALIGN: center; TE

LES PLANTES EPIPHYTES - PHOTOS

Par AOEF :: 04/12/2011 à 10:59 :: Général

 Photos relatives à l'article sur les plantes épiphytes

 

                                                         

 

                                                                                

LES PLANTES EPIPHYTES - PHOTOS

Par AOEF :: 03/12/2011 à 17:54 :: Général

Les photos des Tillandsias correspondants à l'article sur les plantes épiphytes

 

                                     

                                     

 

LES PLANTES EPIPHYTES -

Par AOEF :: 03/12/2011 à 17:06 :: Général

LES PLANTES EPIPHYTES (3)

 

Roland Jurion 

 

                J’ai une bonne expérience de la tenue en extérieur des espèces aeranthos, usneoides et bergeri. Par contre, les tillandsias dont il est question maintenant  sont décrits  en fonction  de leur classement en zone 9 dans la littérature spécialisée sans que je puisse garantir leur rusticité. Je n’ai, en effet, jamais eu l’occasion ou tenté de les installer dehors.

 

Tillandsia argentea

 

                Son nom est dû à la couleur argentée de ses feuilles. Il ressemble à T. filifolia et croit en épiphyte au Mexique, au Guatemala, à Cuba et à la Jamaïque. Ses feuilles filiformes ont une base bulbeuse. Il reste petit puisqu’il atteint 10 cm de diamètre. Son aspect argenté est dû à la présence en grand nombre de trichomes. Les bractées sont rouges ou vertes et les fleurs rouges à violettes. En dépit de son aspect fragile, cette espèce est résistante et se plait en extérieur, dans un endroit ensoleillé et bien aéré. Il supporterait de petites gelées. IL forme à la longue des petites touffes très décoratives. Néanmoins, sa taille est peu compatible à son installation dans le jardin où il risque de passer inaperçu.

                Il existe une forme mexicaine et une forme guatemaltaise.

 

Tillandsia capitata

 

                Ce tillandsia sans tige, d’où son nom « en forme de tête », pousse en Amérique centrale en haute altitude sur des supports variés. Les feuilles forment une rosette qui peut varier de 10 à 40 cm de diamètre dans les formes les plus grandes. L’aspect est variable, la couleur des feuilles devenant, au moment de la floraison, rouge, mauve, pourpre ou orange. Les bractées sont très colorées ainsi que les fleurs pourpres avec des étamines jaunes. Je possède la forme  « peach »  en  nombreux exemplaires. Il pousse vite et atteint rapidement une belle taille. Compte-tenu de ses origines, ce tillandsia devrait supporter nos hivers.

 

Tillandsia cyanea

 

                Il porte le nom de la couleur bleu foncé de ses fleurs. On le rencontre en grand nombre en Equateur du niveau de la mer jusqu’à une altitude de 850 m où il pousse en épiphyte, en forêt. Cette espèce est largement commercialisée à cause de sa facilité de culture en pot dans un mélange drainant du type compost à orchidées ou en épiphyte. Il est également apprécié  pour la beauté de ses fleurs délicieusement parfumées. Les feuilles légèrement retombantes forment une rosette d’environ 30 cm de diamètre et 20 cm de haut. L’inflorescence en forme de raquette ainsi que les bractées sont roses ou rouges. Chacune donne une fleur assez grande aux pétales d’un beau bleu-violet qui se maintient pendant un à deux jours. Les fleurs se succèdent ainsi pendant un mois entier. Il rejette de la base et finit par former des touffes. Ce tillandsia est devenu une plante d’appartement très prisée. Il doit être placé dans un endroit lumineux, sans soleil direct. Le compost doit être maintenu humide sans excès. Il résisterait en extérieur jusqu’à – 3°C.

                Il existe sous les variétés cyanea et tricolor.

 

Tillandsia fasciculata

 

                Les feuilles de cette grande espèce qui peut atteindre un mètre sont en faisceau d’où son nom. Il pousse en épiphyte du niveau de la mer jusqu’à une altitude de 1 800 m. Sous de nombreuses variétés, on le rencontre en Floride, en Amérique centrale et au nord de l’Amérique du sud. Les feuilles sont raides et cassantes, érigées ou légèrement retombantes. Les fleurs ne sont pas d’un grand intérêt. Par contre, la plante est très facile à cultiver sous une bonne lumière, en milieu très aéré. Elle demande de fréquents arrosages en dépit de sa nature xérophyte. Elle produit rapidement de nombreux rejets qui peuvent être séparés et mis à raciner dans le sphagnum. Les plantes que j’avais installées en plein air et peut-être dans un lieu trop ensoleillé se sont enracinées assez vite, ont abondamment fleuri, mais n’ont pas résisté à l’hiver.

 

 

Tillandsia filifolia

 

                Les feuilles de cette espèce ressemblent à des fils. On le rencontre au Mexique et au Costa-Rica entre 100 et 1 300 mètres d’altitude, dans les milieux humides et ombragés. La plante est dite ageotropique, ce qui signifie qu’elle peut être installée dans n’importe quelle position. Ce tillandsia ressemble à T.argentea avec lequel il est souvent confondu. Les feuilles forment une rosette dense de 15 à 30 cm. Son aspect filiforme indique la nécessité d’une aération  importante et de la fraicheur. Ces conditions sont obtenues surtout à l’extérieur où il fleurit de préférence. Néanmoins, mon épouse le cultive dans la serre tempérée chaude avec les orchidées où il pousse et fleurit généreusement, mais où il bénéficie d’une bonne aération.

 

Tillandsia flabellata

 

                La plante est sans tige. Il existe une forme grande et une forme petite dont la taille ne dépasse pas 20 à 30 cm de hauteur. Elle croît dans les régions montagneuses d’Amérique centrale. Les feuilles sont vertes ou rouges. Les fleurs bleu-violet qui apparaissent en fin d’été ne sont pas d’un grand intérêt, par contre les bractées rouges qui se dressent en forme de gerbe incandescente sont spectaculaires. Ce Tillandsia robuste est facile à cultiver soit dans un pot dans un mélange pour orchidées soit monté en épiphyte sur un support. La plante développe de nombreux rejets et forme rapidement une touffe importante du plus bel effet.

 

Tillandsia imperialis

 

                C’est un Tillandsia géant et comme son nom l’indique impérial. Il ne comporte pas de tige. Les feuilles forment une coupe de 50 cm de diamètre. D’un beau vert lumineux, elles sont tachetées de rouge dont la couleur s’intensifie au moment de la floraison. Il pousse dans les forêts humides et montagneuses entre 2 400 et 3 000 m en épiphyte ou sur les rochers. L’inflorescence est spectaculaire. Elle est cylindrique, d’un beau rouge brillant et s’élève à 50 cm de hauteur. Elle peut durer 6 mois pendant lesquels elle conserve sa couleur. Les fleurs, petites, sont bleu-violet. Quoique difficile,  ce  Tillandsia mérite d’être cultivé.  Compte tenu de ses origines, il demande de la fraîcheur. Maintenu en pot et placé  dans un endroit bien abrité, il devrait supporter nos hivers.

                Dans son pays d’origine, il est commercialisé au moment des fêtes de Noël pour la décoration.

 

Tillandsia ionantha

 

                 C’est peut-être mon préféré. On le rencontre au Mexique et au Nicaragua, terrestre et épiphyte en forêts humides, ou saxicole en régions sèches. De petite taille et sans tige, il pousse en touffes denses. Les feuilles petites (6 cm au maximum) deviennent d’un beau rouge au moment de la floraison. Les fleurs violettes relativement grandes émergent des touffes de feuilles. Nous le cultivons en épiphyte, sur des lianes de clématite sauvage, dans la serre à orchidées, en milieu humide et bien éclairé où il se multiplie aisément. Je n’ai pas d’expérience concernant sa tenue en extérieur car je n’ai jamais osé le laisser dehors durant l’hiver. En outre, étant donné sa taille réduite, il n’est pas facile de lui trouver une place où il sera mis en valeur. Il existe de nombreuses formes plus ou moins grandes et de coloration allant du rose au rouge intense :

 

T.ionantha var.ionantha

                «             «   stricta

                «             «   vanhyningii difficile à garder en culture

                «             «   druid qui reste vert à la floraison et dont les fleurs sont        

                                    blanches et jaunes

                «             «   scaposa qui fait partie des grands

                «             «   peanut

                «             «   rubra

                «             «   huamelula

                «             « ‘Peach’ dont les feuilles deviennent couleur pêche à la   

                                    floraison

                «             «  ‘Hand Grenade’

                «             «  cone head 

 

Tillandsia juncea

 

                « Juncea » signifie délicieux, agréable. Sa distribution dans la nature est large puisqu’on le rencontre du Mexique aux Grandes Antilles, jusqu’en Bolivie. Les formes guatemaltaises et mexicaines sont très semblables, néanmoins, on peut rencontrer une espèce morphologi- quement différente, plus rare, au Guatemala.

                T.juncea qui pousse en Amérique centrale est sans tige. Les feuilles filiformes, recouvertes de petites écailles, forment une rosette de 25 cm de diamètre et de 25 à 40 cm de hauteur.  Cette dernière peut atteindre 60 cm chez certains spécimens.

                L’inflorescence est densément digitée. Les bractées florales varient du carmin au vert. Les fleurs sont pourpres. La plante forme rapidement des stolons.

                Au Guatemala, ce Tillandsia croît en épiphyte dans les forêts nuageuses où les précipitations sont fréquentes. Les feuilles filiformes indiquent que la plante apprécie l’air en mouvement. Cultivé en pot dans un substrat très drainant, il développe un système racinaire important qui remplit rapidement tout le pot. Ce phénomène rare chez les Tillandsia indiquerait que la plante absorbe l’eau et les sels minéraux par l’intermédiaire de ses racines, contrairement aux autres Tillandsias qui se nourrissent à l’aide de leurs feuilles.

                T.juncea  est relativement facile à cultiver à condition de l‘installer à l’extérieur où il peut rester en permanence dans notre région. Il n’aime pas la chaleur. Sa croissance est lente et, monté en épiphyte, on peut le disposer dans n’importe quel sens.

 

Tillandsia leiboldiana

 

                Il a été dédié à Leibold. On le rencontre du sud du Mexique au Costa Rica où il pousse en épiphyte du niveau de la mer jusqu’à une altitude de 1 300m. Les feuilles, nombreuses, sont groupées en forme de rosette. Les bractées de la tige florifère sont rouge brillant à la base. La tige florale peut atteindre 70 cm de hauteur. Les fleurs ont des pétales violets. Cette espèce demande la mi-ombre. En lumière plus vive, les feuilles sont tachetées de rouge. L’humidité doit être maintenue. Il peut être cultivé en pot dans un mélange drainant à une température modérée.

  

Tillandsia recurvata

 

                 Son nom est dû à sa forme récurvée, crochue. Il est largement répandu du sud des U.S.A au nord de l’Argentine et au Chili. On le rencontre du niveau de la mer jusqu’à 3 000 m d’altitude. Il pousse en touffes serrées et comporte des racines. Sa taille varie de 4 à 23 cm. Ses feuilles sont légèrement argentées. Les fleurs violettes apparaissent à l’extrémité de la tige florifère filiforme. Il est de culture aisée. Il demande une bonne ventilation dans un endroit ensoleillé, en extérieur. La belle touffe que nous possédons est installée dans un panier à vandas (comme tous nos Tillandsia de petite taille) où il prospère. On peut le cultiver en épiphyte, installé sur une liane ou même un fil de fer. Ce Tillandsia doit pouvoir supporter nos hivers en zone 9 compte tenu de l’altitude élevée à laquelle on le rencontre.

 

Tillandsia secunda

 

                Son nom est dû au fait que les fleurs apparaissent toujours du même côté de la tige florale. Il pousse en Equateur entre 2 000 et 3 000 mètres en épiphyte ou sur les rochers. C’est un Tillandsia de grande taille qui peut atteindre 2 à 3 m à la floraison. Il est sans tige. Les feuilles sont  couvertes de trichomes qui leur donnent un aspect particulier. Elles sont nombreuses, rose-violet et longues de 50 cm. Elles forment une rosette de 30 à 60 cm de diamètre. La tige florale dressé est violette. Les fleurs sont rouge-violet. Tillandsia secunda est une espèce intéressante car il forme par viviparité de nombreux rejets sur la tige florale après sa floraison. Ils peuvent être séparés du pied-mère et cultivés individuellement.

                Il existe une forme major plus grande que le type puisque la plante peut atteindre 4 m de hauteur à la floraison, avec une rosette de feuilles de 1,5 m de hauteur et 2 m de diamètre.

                Tillandsia secunda est de culture facile. Il demande une lumière vive et beaucoup d’humidité. On peut laisser de l’eau séjourner dans le cœur de la rosette à condition de la renouveler régulièrement afin d’éviter à la pourriture de se former.

Cultivé en pot dans un substrat poreux, il se développe rapidement. On peut l’installer en suspension à l’extérieur, mais attention, il devient très vite encombrant !  Nous en  possédions un dans la serre  à  orchidées, cultivé en épiphyte sur un tronc de liège, que nous avons dû enlever car il traversait l’allée et bouchait le passage.

 

Tillansia somnians

 

                Ce Tillandsia est rarement rencontré dans le commerce. Son nom signifie  « qui dort ». Il pousse de l’Equateur au centre du Pérou, en épiphyte, dans les zones humides entre 600 et 2400 m d’altitude. C’est une plante sans tige qui peut atteindre 3 m de hauteur à la floraison. Les feuilles vertes sont teintées de bronze en grande lumière. Les fleurs sont sans intérêt mais des rejets apparaissent sous la tige florale tous les 50 cm ce qui lui donne un aspect de plante grimpante unique dans la famille des Broméliacées. On le cultive en pot dans un compost drainant, à une température modérée et en situation ombragée.

 

Tillandsia streptocarpa

 

Son nom vient du fait que son fruit est tordu. Il croît de façon saxicole au soleil direct ou en épiphyte dans les forêts entre 50 et 2300 m d’altitude. On le rencontre au Pérou, en Bolivie, au Paraguay et au Brésil. Cette espèce est de taille intermédiaire entre T. Reichenbachii et T.duratii à qui elle ressemble. Elle peut atteindre un diamètre de 30 cm et une hauteur de 25 cm. Les nouvelles feuilles sont dressées alors que les anciennes sont récurvées, entourant la branche sur laquelle il est fixé. La surface des feuilles est densément recouverte de trichomes ce qui lui donne un aspect blanchâtre original. La tige florale de 20 à 25 cm est dressée. L’inflorescence est bipennée. Les fleurs parfumées sont grandes, les pétales bleus ou pourpres mesurant jusqu’à 2,5 cm de longueur. La floraison particulièrement longue peut durer un mois.

                T.streptocarpa demande une forte luminosité et des arrosages fréquents. Après la floraison il donne des rejets qui finissent par former une touffe spectaculaire lorsqu’elle se couvre de fleurs.

                Dans la variété « aureiflora », les fleurs plus petites sont jaunes.

 

Tillandsia stricta

 

                Stricta car il est raide et droit. Tillandsia stricta croît en épiphyte du Venezuela  au  nord de  l’Argentine, à des  altitudes  allant  du niveau de la mer jusqu’à 1 700 m. C’est une espèce moyenne de 15 cm de diamètre et de 12 cm de hauteur. Sa forme est variable et dépend des conditions climatiques où on le rencontre, soit en zone humide, soit en zone comportant une période sèche. Les feuilles en rosette peuvent être tachetées ou bordurées de pourpre. L’épi floral est rouge brillant, de 4 à 5 cm de longueur et les pétales de 2 cm sont soit bleus soit pourpres. Les fleurs sont incurvées, ce qui donne à l’ensemble un bel aspect. Après la floraison, la plante développe de nombreux rejets. Tolérant, il est de culture facile. Il demande une lumière intense, des arrosages réguliers ainsi qu’une fertilisation foliaire. On peut le maintenir à l’extérieur.

                Il existe la variété albiflora, disticha et la forme nivea.

 

Tillandsia tenuifolia

 

                Tillandsia à petites feuilles. On le rencontre du niveau de la mer jusqu’à une altitude de 1700 m. Il est largement distribué  au sud-est de l’Amérique jusqu’à la Bolivie et l’Argentine ert aux Antilles. C’est un des Tillandsia les plus anciennement décrits.

                Il pousse en épiphyte dans les forêts où il forme des touffes parfois imposantes. La plante adulte mesure 8 cm de large et 15 cm de haut. Les feuilles de 4 à 8 cm de longueur ressemblent à des aiguilles de pin. Elles sont densément polystiques. Leur finesse les rend très sensibles à la déshydratation qui s’opère plus rapidement que chez les autres espèces. Les bractées florales sont roses et les fleurs qui apparaissent au printemps sont bleu brillant. Après floraison, comme de nombreux Tillandsias, la plante développe de nombreux rejets qui peuvent soit être laissés en place en vue d’obtenir une touffe, soit séparés et cultivés individuellement. La plante ainsi séparée émet des racines filiformes. T.tenuifolia peut être cultivé en extérieur, dans un arbre où il s’accommode de n’importe quelle position. La floraison dure plusieurs semaines. L’exposition doit être lumineuse mais partiellement ombragée. T.tenuifolia se rencontre dans différentes variétés : disticha, dungsiana, saxicola, strobiliformis, surinamensis, vaginata.

 

Tillandsia usnoides

 

                Voir le texte le décrivant dans le blog du 05/10/11

  

Tillandsia utriculata

 

                En forme d’utricule. Ce Tillandsia est peut-être le plus anciennement connu puisqu’il a été décrit en 1623. On le trouve au niveau de la mer et jusqu’à une altitude de 1 200 mètres.  Son aire de répartition s’étend de la Floride au Mexique, Guatemala et Venezuela. Il pousse en épiphyte dans les arbres, en situation ensoleillée directement. C’est une grande plante puisque la rosette de feuilles peut atteindre 1 m de diamètre en un an dans de bonnes conditions de culture. Il s’enracine s’il est installé sur un support approprié. On peut le cultiver en épiphyte, ce qui me semble difficile étant donné la taille qu’il peut atteindre, ou en pot où il peut se développer plus librement et atteindre une taille imposante. Les feuilles anciennes sont récurvées et recouvertes de fines écailles nombreuses qui lui donne un aspect particulier. L’inflorescence est de grande taille puisqu’elle peut atteindre la hauteur d’une personne. Elle est souvent carmin alors que les fleurs sont blanches. La forme rencontrée en Floride ne donne pas de rejets contrairement à celle du Guatemala. Il existe une forme vivipare qui développe les rejets sur l’inflorescence.

T.utriculata est de culture facile sous une lumière vive. Il demande de fréquents arrosages avec engrais. La plante supporte des températures assez basses ce qui permet de la maintenir en extérieur dans notre région.

Les différentes formes sont : subsp.utriculata, subsp.pringlei qui vit au Mexique, et subsp.utriculata  forme variegata que l'on rencontre en Floride.

                                                            

Tillandsia variabilis

 

                Tillandsia variable. Cette espèce pousse en épiphyte du niveau de la mer à 2 200 m d’altitude. On le rencontre aux U.S.A., aux Antilles, au Mexique, en Amérique centrale, au Venezuela, Trinité et Tobago. Son aire de répartition est par conséquent très étendue. La plante est sans tige, de 20 à 60 cm de hauteur. Les feuilles forment une rosette de 30 à 40 cm de diamètre et de 40 cm de hauteur. L’inflorescence peut être simple ou composée. Les fleurs sont lilas ou violettes. Cette espèce peu courante demande une température modérée, une situation ombragée et des arrosages parcimonieux.

 

Remarque : Excepté pour le Tillandsia cyanea, tous les Tillandsias dont il est question dans cet article ont une caractéristique commune : on les rencontre à des altitudes supérieures à 1 200m. La température s’abaisse de 0,6°C quand on s’élève de 100 m et cela dans toutes les parties du monde, aussi bien dans les régions tropicales que tempérées. Par conséquent, plus l’altitude où l’on rencontre une plante est élevée, plus elle est soumise à des températures nocturnes basses qui peuvent descendre en dessous de 0°, même sous les tropiques. Cela explique en partie, mais en partie seulement, que les plantes originaires de ces régions développent une certaine résistance au froid. En partie seulement car de  nombreux facteurs interviennent dans cette faculté pour certaines plantes tropicales de tolérer des températures relativement basses. Je pense à la chaleur emmagasinée pendant la journée par le rocher sur lequel pousse la plante saxicole, à l’effet canopée pour les épiphytes à l’abri dans les arbres, la ventilation, l’état hygrométrique, l’intensité et la durée du refroidissement s’il est suivi d’un réchauffement brutal, etc. Par conséquent, il est toujours délicat et risqué d’avancer une température minimale supportée sans dommages par une plante. Les conditions locales sont primordiales et seule l’expérience personnelle peut fournir la réponse.

 

<A title="Ima

Décés

Par AOEF :: 23/11/2011 à 20:06 :: Général

C'est avec une profonde émotion que je dois vous annoncer le décès de notre Trésorière Siglinde BOIS, survenu hier après-midi, 22 novembre. Elle a succombé à une maladie implacable contre laquelle elle a lutté courageusement, mais qui a fini par l'emporter pour la plus grande peine de tous ceux qui l'appréciaient et l'aimaient.

 

Elle a demandé à être incinérée. La cérémonie aura lieu le mardi 29 novembre à 14 heures au Crématorium de Nice, sur la nationale 202.

 

La Secrétaire. Christiane Jurion

ORCHID SHOW à bUDAPEST

Par AOEF :: 15/11/2011 à 11:03 :: Général

Consultez vos mails sans tarder. Vous y trouverez le bulletin d'inscription ainsi que le détail du voyage à Budapest pour le Congrès d'orchidées en avril 2012. A renvoyer avant le 24 novembre. Transport aérien oblige. La secrétaire.

Floraisons du moment

Par AOEF :: 04/11/2011 à 23:50 :: Général

 

BRASSAVOLA NODOSA :

 

Surnommé "Dame de la nuit" en raison de son parfum nocturne. Personnellement je ne l'ai pas trouvé très parfumée, ou alors faut il peut etre se lever au milieu de la nuit pour découvrir son parfum?!

Le genre BRASSAVOLA (dédié à A.M. Brassavola, botaniste italien) se trouve du Brésil au Mexique et aux Antilles.

Je cultive cette orchidée sur plaque (après un échec avec une culture en pot) l'été en extèrieur sous l'ombre légère d'un arbre, bassinée tous les jours. A l'automne elle est rentrée et cultivée dans l'appartement juste derrière une fenetre.

 

 

Uploaded with ImageShack.us

 

CHRISTENSONIA VIETNAMICA : Genre dédié à Eric Christenson (botaniste 1956-2011).

On trouve cette plante de 0 à 700 m d'altitude au Viet Nam. Je cultive cette plante en panier, l'été dehors à l'ombre d'un arbre et à l'intèrieur en hiver. Floraison légèrement parfumée. Cette plante peut fleurir 2 fois par an.

 

Uploaded with ImageShack.us

 

ANGRAECUM DIDIERI : originaire de Madagascar, dans les forets de 600 à 1500 m d'altitude.

La fleur est de 5 cms environ avec un éperon plus long que la fleur (8 - 15 cms). La floraison est agréablement parfumée le soir.

 

Uploaded with ImageShack.us

 

PHALAENOPSIS VIOLACEA SUMATRA ? (nom à vérifier)

Se cultive comme tous les phalaenopsis. Floraison de longue durée et parfumée.

 

Uploaded with ImageShack.us

Frédéric Alauzun

ORCHIDAYS

Par AOEF :: 29/10/2011 à 18:38 :: Général

 

Les 15 et 16 octobre derniers, s'est tenue à Roquefort, ORCHIDAYS, une jolie petite exposition qui regroupait :

 

- Les Orchidées de Michel Vacherot (Roquebrune sur Argens)

- Orchidee rare de Franco Bianco (Turin)

- ALFA Orchidées d'Albert Falcinelli (11 - Leucate)

- Philippe Richaud, spécialiste des plantes grasses (06 - Le Cannet)

- Laurie Rousset, producteur de Tillandsias (48 - Pied de Borne)

- Olivier Ezavin, le Monde des fougères (06 - Roquefort les Pins)

-

 

L'AOEF a particpé à cette exposition avec un stand didactique où les visiteurs recevaient conseils de culture,  de rempotages et où ils pouvaient trouver une réponse aux questions qu'ils se posent sur les orchidées et leur culture. Ils ont trouvé à leur disposition des modes de culture sur les orchidées les plus rencontrées à la vente.

 

L'affluence a été importante et certains visiteurs ont amenés leurs plantes pour des conseils de remise en forme, d'autres pour nous présenter fièrement, et à juste titre, des plantes magnifiques cultivées en appartement, comme ce Phalaenopsis imposant agé de plusieurs années et dont les feuilles atteignaient  30 à 40 cm. Il n'avait plus qu'un fleur mais en avait produit un grand nombre sur plusieurs tiges (voir photo).

 

Il y avait également grande affluence aux stands de ventes, surtout le dimanche, et le nombre de visiteurs a dépassé celui de l'an dernier (970 entrées).

 

Le centre de la salle et sur toute sa longueur, les professionnel avaient exposé leurs plus belles pièces, également à vendre mais à retirer au démontage de l'expo.

 

L'an prochain la salle devrait avoir été agrandie ce qui permettra d'accueillir plus de participants. C.Jurion

 

                                                                                                                                      

       

                                                        

   

 

                                                  

 

 

      

                            

                                                       

                                                                                                                                                  

   Le stand de l'AOEF..... et le spectaculaire Phalaenopsis

                                               

                                        

 

                                         

 

                                            

Photographies Michel Vanneste et Roland Jurion

 

SITE SUR LES HOYAS

Par AOEF :: 25/10/2011 à 17:47 :: Général

 

Si vous êtes intéressé(e) par les plantes épiphytes et particulièrement les hoyas, je vous conseille de visiter (si vous ne le connaisez déjà) le site d'Epiphytica :http:/www.epiphytica.com. Entre autres, 600 espèces de hoyas !......  C.Jurion

LES PLANTES EPIPHYTES

Par AOEF :: 05/10/2011 à 18:07 :: Général

LES PLANTES EPIPHYTES (1)

 

Roland Jurion 

INTRODUCTION.   Les plantes épiphytes sont étonnantes, particulières et toujours passionnantes. Elles sont d’un grand intérêt pour les amateurs de végétaux qui les cultivent pour elles-mêmes ou pour les intégrer et décorer leurs serres ou leurs jardins. Lorsque l’on explique que ces plantes, qui ne sont en aucun cas des parasites, accomplissent leur cycle de vie sans aucun contact avec le sol et que certaines n’ont même pas de racines l’étonnement, voir l’incrédulité, sont de mise. Elles tirent profit de l’arbre sur lequel elles vivent et qui lui apporte support, lumière, eau, etc.  sans lui porter préjudice. C’est un bel exemple de commensalisme. Christophe Colomb, lorsqu’il leva la tête pour la première fois dans une forêt ombrophile et découvrit les arbres porteurs de ces plantes, son étonnement fut grand et il déclara que, dans ces contrées, de curieux arbres portaient des feuilles très différentes d’une branche à l’autre !                     

 

LA TERRE, UN ELEMENT INDISPENSABLE ?    Les plantes peuvent parfaitement se passer de terre si on leur fournit en continu de l’eau et des sels minéraux. Les cultures hydroponiques et les impressionnants murs végétaux réalisés par P. Blanc en sont la démonstration la plus flagrante. Pourtant la terre en tant qu’élément indispensable, aux vertus irremplaçables, est encore, à notre époque, une croyance tenace qui s’enracine dans les premières observations faites, suite aux expériences réalisées sur la culture des végétaux. C’est ainsi qu’en 1699 un Anglais cultiva des pieds de menthe arrosés avec de l’eau de pluie, de l’eau de la Tamise, de l’eau d’égout et la même avec ajouts de terre de jardin. Lorsqu’il mesura le gain de poids des différents lots de plantes il constata que ce gain était beaucoup plus important dans les deux derniers et proportionnel à la quantité de terre ajoutée. Il en conclut que les plantes étaient constituées de terre. Il ne faut pas oublier qu’à cette époque la vieille théorie grecque qui stipulait que toute chose dans l’univers provenait des combinaisons de 4 éléments de base : l’air, l’eau, le feu et la terre était encore en vigueur. Un autre Anglais vers 1730 ayant constaté l’effet bénéfique de l’ajout de salpêtre dans le milieu de culture affirma que ce salpêtre était un constituant de la plante. Il alla même jusqu’à prétendre que l’extrémité des racines comportait de minuscules bouches qui consommait la terre et d’autant mieux qu’elle était émiettée !!  Pourtant cent  ans plus tôt, un chimiste Belge avait réalisé une expérience plus scientifique et démontré qu’un saule planté 5 années auparavant avait augmenté de 76,9 kg alors que la terre du récipient n’avait pratiquement pas perdu de poids. Il en avait conclut logiquement que la plante était essentiellement composée d’eau apportée par les arrosages.

Aujourd’hui  la composition des végétaux est connue ; elle est essentiellement formée de 6 éléments chimiques : le carbone, l’hydrogène, l’azote, l’oxygène, le soufre et le phosphore. L’on sait que leur croissance nécessite au moins 17 éléments. Le carbone provient du gaz carbonique de l’air, l’oxygène et l’hydrogène du fractionnement de l’eau et les autres éléments, classés en macro et micro-éléments selon leur importance pondérale, sont prélevés dans le sol sous forme de solution aqueuse absorbée par les racines. Le potentiel  de pression et le potentiel osmotique dont la somme constitue le potentiel  hydrique interviennent dans cette absorption dont le processus est complexe. Mais pour mieux remplir leur rôle, les racines ont besoin d’aide. Elles font pour cela appel à des champignons avec lesquels elles vivent en symbiose, cette symbiose étant bénéfique pour les deux participants.

Les mycorhizes intéressent 80% des plantes. Selon que les hyphes des champignons pénètrent ou pas la paroi des racines, on parle d’endomycorhise ou d’ectomycorhise. Dans les deux cas, la plante absorbe plus efficacement les solutés, principalement les phosphates. Des bactéries du sol interviennent également qui transforment l’azote atmosphérique en azote ammoniacal et nitrique, seuls composés nitrés absorbés. Les légumineuses utilisent ce procédé que l’on voudrait bien transmettre, par voie génétique, à d’autres familles car l’obtention industrielle d’engrais azotés à partir de l’azote atmosphérique est onéreuse.

Finalement, l’air et le sol contribuent à la nutrition des plantes. Le sol qui sert d’ancrage apporte uniquement l’eau et les solutés. Il doit être bien aéré afin de fournir l’oxygène nécessaire aux racines et sa texture doit assurer un développement optimal des bactéries et des champignons. La théorie de l’humus qui a prévalu pendant longtemps a été invalidée en 1840 par le célèbre chimiste allemand Justus  von  Liebig fondateur de l’agronomie moderne. Pourtant cette théorie obsolète refait surface sous la houlette de certains écologistes. L’humus doit être considéré uniquement comme un mélange complexe, de composition organique mal définie résultant de la décomposition de matières végétales. Ce milieu possède des caractéristiques physiques favorables au développement des microorganismes et par conséquent à celui des racines.

 

LA VIE SANS TERRE.     Les plantes épiphytes ont abandonné tout contact avec le sol et vouloir les y planter les condamnent à mort. Dans leur milieu naturel elles ont dû s’adapter aux dures conditions de leur biotope aérien. Leur système racinaire assurant leur ancrage sur les branches est en général bien développé. Chez les orchidées, les racines blanchâtres sont souvent grosses et peuvent contenir de la chlorophylle. Elles sont revêtues d’un tissu appelé « velamen » ou voile constitué de plusieurs couches de cellules mortes et vides, gonflées d’air. Elles sont capables d’absorber très rapidement l’eau de pluie et celle provenant de la rosée et de la transmettre aux cellules sous-jacentes. Elles peuvent en outre jouer un rôle protecteur vis-à-vis du rayonnement solaire qui peut être intense dans la canopée à certaines périodes. Les Boméliacées, autres épiphytes compagnes des orchidées stockent l’eau dans le réservoir étanche constitué par leurs feuilles disposées en forme de rosette à la base de la plante. Certaines peuvent emmagasiner plusieurs litres d’eau, véritables aquariums aériens, ce qui leur permet de subsister pendant les longues périodes de sécheresse. D’autres adaptations seront évoquées par la suite.                           

Sous forme herbacées ou arbustives, c’est dans les régions tropicales où le climat est favorable que l’on rencontre la plupart des épiphytes qui constituent 10% des espèces. Les orchidées occupent une place de choix puisque 80% d’entre-elles ont choisi ce mode de vie. Broméliacées, aracées , fougères, bégonias, pépéromias, impatiens, médinillas, hoyas, la liste est longue. Dans nos régions où le climat ne s’y prête guère, seuls des lichens, des mousses, hépatiques et quelques rares fougères ont adopté ce mode de vie. Des plantes comme les pissenlit, erigéron, valériane et autres apparaissent au printemps dans les cavités des branches d’arbres et sur les stipes des palmiers. Ces espèces que je qualifie d’ « épiphytes opportunistes » ne sont pas des plantes épiphytes. Poussant normalement dans le sol elles exploitent l’humus qui s’est accumulé dans les parties creuses des troncs et ont une vie plus où moins éphémère.

  

COMMENT JE CULTIVE LES PLANTES EPIPHYTES

 

Introduction.   Compte tenu de la nécessaire adaptation des plantes épiphytes à leur milieu aérien, leur culture demande une attention particulière et une bonne connaissance des conditions où elles prospèrent. La plupart vivent dans les forêts équatoriales de moyenne altitude, dans un monde sans hiver, où la durée du jour est constante toute l’année et les écarts de température réduits. Une humidité ambiante élevée est souvent présente. On est loin de ces conditions dans nos régions tempérées. Les techniques de culture devront donc être conçues afin de leur offrir un environnement aussi proche que possible de celui de leur origine.

J’ai appliqué diverses techniques culturales avec plus ou moins d’intérêt et de succès. J’ai essuyé des échecs et obtenu des résultats convenables. Les méthodes  retenues sont décrites dans le  premier paragraphe pour leur culture en extérieur dans le jardin, puis dans le second  paragraphe,  pour leur culture en intérieur dans différentes serres.

 

La culture des plantes épiphytes à l’extérieur.

 

C’est probablement parce que j’ai toujours été attiré par la magie et la splendeur des forêts tropicales que j’ai tenté de créer un jardin évoquant la jungle en y incorporant des plantes exotiques dans des conditions aussi naturelles que possible.

Les plantes qui restent dehors toute l’année.   A mon avis le facteur le plus limitant, et sur lequel on a peu d’action, étant la température hivernale, le choix des plantes va dépendre des conditions locales. Mon jardin est situé en zone 9 ce qui réduit notablement le nombre d’espèces autorisées à rester dehors toute l’année. En ne considérant que les plantes épiphytes, sujet de cet article, parmi les orchidées il n’y a guère que les Cymbidium et les Dendrobium kingianum, ces derniers nécessitant de les installer dans des endroits très abrités. Parmi les Broméliacées le choix est plus étendu. Certaines résistent jusqu’à -5°c. J’ai toujours beaucoup apprécié ces plantes qui comptent parmi celles qui n’ont pas leur pareil pour donner un air exotique au jardin. Elles me paraissent indispensables car elles offrent toutes les conditions requises. Il suffit par exemple, de quelques touffes de Tillandsia usneoides accrochées dans les branches d’un arbre, pour assurer le dépaysement. Quelques fougères sont également mentionnées. Toutes ces plantes sont installées définitivement dans les oliviers, arbres qui se prêtent bien, par leur architecture et leur structure à la culture des épiphytes. Grâce à leurs feuilles persistantes, l’effet de canopée assure une protection naturelle et efficace contre le froid. Les plantes sont disposées dans des poches réalisées en grillage, clouées sur les branches et remplies de sphagnum. Ce substrat convient car il se maintient en place et ne se décompose pas trop vite. Par contre, il se dessèche rapidement. Il convient d’être vigilant et d’arroser dès que nécessaire.  Les plantes sont pulvérisées régulièrement,  tous les jours en été, et un apport d’engrais  foliaire est effectué, une fois par semaine, de Mars à Octobre.

Les plantes qui hivernent à l’abri de la serre.  Bien sûr, ces plantes installées à demeure ne suffisent pas à satisfaire le jardinier qui, même s’il se vante de n’être pas collectionneur ne sait pas se limiter et se laisse toujours tenter par toutes ces merveilles végétales que le commerce propose. Une deuxième catégorie de plantes entre alors en jeu. Ce sont celles installées en plein air au printemps et

rentrées à l’abri lorsque l’hiver montre son nez. Cette fois, le facteur limitant n’est pas la température mais la place nécessaire à l’hibernation des plantes qui prennent du volume avec le temps, je pense par exemple aux Broméliacées, aux Asplénium nidus, aux Platycérium et au nombre qui s’accroit en dépit des bonnes résolutions de se limiter, résolutions, jamais tenues. Lez plantes sont stockées, je devrais dire empilées dans différentes serres où la température est maintenue soit hors gel, soit à 7°c soit à 15°c. Le chauffage est assuré par des radiateurs électriques dont les plus puissants sont remplacés pendant »les grands froids » par des poêles à kerdane afin de limiter la puissance électrique nécessaire mais surtout d’éviter le déclenchement du disjoncteur le matin, quand le jour se lève, phénomène pas du tout apprécié par mon épouse lorsqu’elle met en service les appareils electro-ménagers, en dépit de la passion qu’elle éprouve comme moi pour les plantes.

Si la rentrée des plantes est toujours un moment difficile et pénible, c’est avec un plaisir renouvelé, à chaque printemps, de les sortir et de les installer en imaginant et en créant des décors nouveaux en fonction de l’inspiration du moment. Les plantes cultivées en pot comme les Broméliacées sont disposées dans les arbres, toujours les oliviers, où des niches ont été aménagées. L’aspect naturel est obtenu en masquant les pots à l’aide d’usnée. D’autres ont leur place dans un mur végétal réalisé très simplement. Les pots sont posés dans des supports métalliques accrochés à l’endroit choisi sur un treillis fixé au mur. Très vite, pots et supports disparaissent de la vue, masqués par la végétation. Ce genre d’installation est facile et rapide à mettre en œuvre. Les plantes sont amovibles et interchangeables. Arrosages et bassinages sont toutefois nécessaires. Les plantes en suspension : Rhipsalis, Hoyas, Epiphyllums  sont répartis dans les arbres et autres supports en fonction de leur besoin en lumière. Enfin les plantes de grande taille : Fougères, Anthurium, Broméliacées sont incorporées dans les massifs, toujours en tenant compte de l’exposition au soleil, les pots étant partiellement enterrés. L’inconvénient de ce mode de culture, lorsqu’il est conséquent, par des manques dans le jardin aux places des végétaux rentrés. Une végétation pérenne dense permet de le limiter. L’inconvénient de ce mode de culture se traduit, lorsqu’il est conséquent, par des manques dans le jardin aux places des végétaux rentrés. Une végétation pérenne dense permet de le limiter.

 

La culture des plantes épiphytes en intérieur.

 

Si certaines sont provisoirement installées sous une ombrière durant l’été, les plantes dont il est question ici sont maintenues en permanence à l’intérieur où elles bénéficient des conditions rencontrées dans les serres chaudes, tempérées et froides.

J’ai essayé avec plus où moins de réussite les différentes techniques de culture de ces plantes, surtout les Orchidées qui constituent presque toujours l’essentiel des épiphytes cultivées. C’est dommage car de nombreuses épiphytes, si elles ne sont pas aussi prestigieuses que les Orchidées présentent néanmoins beaucoup d’intérêt et peuvent aussi susciter des engouements. Le choix est énorme puisque 10% de la flore mondiale sont constituées d’épiphytes rencontrées dans les forêts tropicales d’Amérique, d’Asie et d’Afrique. Les Orchidacées sont les plus importantes avec 20.000 espèces, suivies par les Broméliacées, environ 10.000 espèces, puis les fougères et les Aracées.

 

LES DIFFERENTES METHODES DE CULTURE.

 

Culture en pots.  La culture en pots est la plus répandue. Elle présente de nombreux avantages et reste le mieux adaptée aux besoins des amateurs. Toutes les plantes ne tolèrent pas d’être contenues dans un récipient et la pourriture des racines qui ne sont jamais assez aérées est le point faible de ce procédé qui impose des rempotages fréquents. Le sujet est abondamment traité dans la littérature spécialisée.

 

Culture en pots poreux.  Ces pots à suspendre, fabriqués avec une terre poreuse spéciale, offrent aux racines une bonne aération et une humidité continue en provenance de  l’eau contenue dans le récipient et qui diffuse à travers la paroi. Ils existent seulement en deux dimensions et sont réservés aux plantes (fougères et orchidées) de petites tailles. La surface disponible limitée conduit à multiplier le nombre de pots qui ne s’intègrent pas toujours bien dans le décor végétal. Il convient de maintenir le niveau d’eau qui doit être assez douce afin de ne pas colmater  les parois du pot.

 

Mur végétal. J’ai réalisé, dans la serre, un mur végétal selon le concept élaboré par P. Blanc. Après plusieurs tentatives, j’ai renoncé à ce type de culture qui ne semble pas convenir aux Orchidées tout au moins dans les conditions retenues. Il est difficile de fixer les petites plantes sur le feutre après les avoir détachées tant bien que mal de leur support d’origine. L’apport d’eau ne peut se faire en continu car les besoins varient selon les espèces. Enfin, l’installation dans la serre pose des problèmes d’emplacement difficiles à résoudre.

 

Les barquettes en liège. C’est à mon sens la technique qui convient le mieux et qui regroupe le maximum d’avantages. La mise à disposition de sphagnum a permis  d’utiliser des barquettes en forme de gouttière bien moins profondes que celles que j’utilisais auparavant et qui étaient remplies d’un compost classique. J’utilise maintenant des plaques de liège très peu concaves, de 10 à 30 cm de largeur et de 60 à 100 cm de longueur. Elles sont remplies de sphagnum de préférence du Pérou car ses longues fibres se prêtent bien à cette utilisation. Les plantes sont disposées en fonction de leur taille, forme, développement etc. les racines étant enfuies superficiellement dans le substrat. Il peut être nécessaire de les maintenir en place à l’aide de quelques liens jusqu’à ce que l’enracinement qui est très rapide les stabilise. L’ensemble est maintenu à chaque extrémité par un anneau en fil de fer  et suspendu dans la serre à l’endroit désiré. On peut ainsi réaliser dans chaque barquette le décor de son choix en mêlant  Orchidées,  Fougères, Broméliacées, plantes myrmécophiles etc. soit en séparant les espèces pour constituer des biotopes spécifiques. L’ensemble est maintenu par un anneau en fil de fer à chaque extrémité et suspendu dans la serre à l’endroit désiré.

Ce mode de culture « en épiphyte » semble apprécié des plantes qui se développent très rapidement et fleurissent sans problème. Les racines sont très aérées et le compost maintenu humide, reste poreux. L’entretien est réduit et consiste à pulvériser les plantes régulièrement avec une eau douce enrichie en engrais foliaire à la dose d’une cuillère à café pour  15 l d’eau, concentration convenant à des arrosages hebdomadaires. Sur le plan esthétique elle offre au réalisateur la possibilité de s’exprimer. Le seul inconvénient réside dans l’obligation de sélectionner des plantes de développement moyen ce qui laisse toutefois un très vaste choix.   

 

CONCLUSION.  Pour clore ce chapitre, je rappelle qu’il existe bien d’autres techniques de culture des plantes épiphytes surtout en intérieur. Je me suis volontairement limité à celles que j’ai utilisées et retenues. Il est probable que dans l’avenir d’autres matériaux, d’autres substrats, verront le jour qui permettront d’améliorer encore le bien être de ces plantes passionnantes. Il faut également savoir que si l’on ne dispose pas d’une serre ou d’une véranda, des aménagements sont possibles dans l’appartement  qui permettent de cultiver beaucoup de ces plantes dans de bonnes conditions.                  

                                              

 Upl  

Platycerium                                          Asplenium nidus

Broméliacées en pleine terre, à demeure dans le jardin

  Broméliacées dans un olivier et qui sont hivernées en serre

 Epiphytes à demeure dans la serre 

 Culture en pot d'une orchidée : Pholidote sinensis

                  

Culture d'un Phalaenopsis sur pot poreux      Les racines ont entièrement entouré le pot

Mur végétal extérieur

 Mur végétal dans la serre

 

 Culture dans une barquette en liège 

                                                                                                                                                                                                                                

Quelques floraisons de l'année - C. Jurion

Par AOEF :: 03/10/2011 à 11:41 :: ORCHIDEES

 

Ceratostylis retisquama - synonyme Ceratostylys rubra

 

Le genre Ceratostylys comprend une centaine d'espèces originaires du Népal à la Nouvelle-Guinée. Le C.retisquama le plus attractif du genre, se rencontre aux Philippines. Il réclame la serre chaude à intermédiaire,  une humidité constante et une lumière moyenne à  brillante. C'est une petite plante avec des petits pseudobulbes entourés de gaines brunes persistantes. Je le cultive dans un petit pot placé sur le rebord de l'aquarium qui se trouve dans le jardin d'hiver ce qui lui procure chaleur et humidité nécessaires. La floraison se produit plusieurs fois dans l'année, à n'importe quel moment et les fleurs d'un rouge orangé brillant sont relativement grosses par rapport à la taille de la plante.

 

 

 

Bulbophyllum wallichii

Rencontré en Inde, Népal, Chine à une altitude de 2400 mètres. Il réclame une température fraîche, une exposition légèrement ombragée et de l'humidité ambiante. C'est une petite plante, néanmoins, la tige florale peut atteindre 12 cm ou plus et les feuilles une dizaine de centimètres. Les fleurs sont orange pâle. Je le cultive en épiphyte et jusqu'à présent il est en serre tempérée chaude, avec une humidité assez importante.

 

 

Bulbophyllum 'Daisy Charm'

Un charmant hybride aux fleurs légères et élégantes

 

Les Stanhopea

Genre de 55 espèces rencontrées du Mexique au Brésil, à une altitude de 200 à plus de 2000 mètres. Ils réclament des conditions intermédiaires et doivent être cultivés dans des pots ou des paniers ajourés sous lesquels sortiront les inflorescences.  Ils doivent bénéficier toute l'année d'arrosages  copieux, d'une bonne lumière et d'apports d'engrais. Les fleurs sont  malheureusement de courte durée, 3 à 4 jours au grand maximum, mais leur parfum fait pardonner cet inconvénient.

 

Stanhopea tigrina                                                         Stanhopea embreei - Le parfum le

                                                                                     plus subtil à mon goût

 

Cypripedium

Orchidée terrestre achetée dans une jardinerie, dans le rayon plantes défleuries soldées à moitié prix. Je l'avais remarqué quand il était en fleurs mais étant donné le prix et n'étant pas assurée de sa reprise au jardin, je m'étais abstenue. Nous l'avons planté en terre humifère et bien meuble bénéficiant de l'arrosage automatique pendant l'été et avons eu cette superbe floraison au printemps. Une pousse laisse augurer d'une floraison au printemps prochain. Etant donné le résultat obtenu avec celui-ci j'ai eu l'occasion d'en avoir un de couleur rose et j'attends l'an prochain en espérant qu'il fleurira également. 

 

 

Floraisons à Aspremont

Par AOEF :: 22/08/2011 à 16:50 :: FLORAISONS CHEZ NOS MEMBRES


Bulbophyllum blumei

Bulbo de Malaisie / Nouvelle Guinée
Il peut aller de la serre chaude à la serre froide. Il demande de l'ombre et fleurit plusieurs fois.

Floraisons à Aspremont

Par AOEF :: 22/08/2011 à 16:41 :: FLORAISONS CHEZ NOS MEMBRES


Chilochista yunnanensis

son nom signifie "lèvre fendue" (labelle divisé). Les racines aplaties, très longues, gris-vert, contiennent de la chlorophylle et , exposées au soleil, sont le siège de la photosynthèse, fonction que les feuilles réduites ou absentes, ne peuvent assumer. Celles-ci apparaissent brièvement juste avant la floraison. Les fleurs sont parfumées

Floraisons à Aspremont

Par AOEF :: 22/08/2011 à 16:32 :: FLORAISONS CHEZ NOS MEMBRES


Dendrobium thyrsiflorum
On trouve ce Dendrobium dans les forêts caduques entre 1200 et 2000 m d'altitude au NE de l'Inde, Myanmar, Thaîlande, sud de la Chine.
La grappe apparait au sommet des longs pseudobulbes sans feuille. Il demande une forte lumière et de l'air. Respecter une période de repos au sec en hiver

Floraisons à Aspremont

Par AOEF :: 22/08/2011 à 16:27 :: FLORAISONS CHEZ NOS MEMBRES
Ornithocephalus ciliatus



Cette petite orchidée "tête d'oiseau" a ses feuilles imbriquées et une courte tige.Les petites fleurs blanches demandent une ombre légère, une serre tempérée et les racines humides en permanence.

Festival d'Orchidées 2012

Par AOEF :: 25/07/2011 à 17:43 :: ORCHIDEES

 Il se tiendra à Menton, au Palais de l'Europe, du 17 février au 7 mars; le thème en sera "Les régions de France"

Orchidées brésiliennes

Par AOEF :: 12/07/2011 à 11:02 :: Général

Si vous consultez le site de Mauro PEIXOTO (http://www.brazilplants.com), vous y découvrirez plus de 40 familles végétales richement illustrées. Si vous cliquez sur Orchidaceae, vous trouverez plus de 150 espèces d'orchidées, les taxons étant présentés avec une photographie et une fiche descriptive avec des conseils sur le mode de culture,  la difficulté, le compost à employer,etc. Y figurent également passiflores, plantes carnivores... ainsi que des compte-rendus de voyages. De quoi remplir agréablement vos temps libres ! La secrétaire

Floraisons chez Micheline

Par AOEF :: 06/04/2011 à 0:56 :: FLORAISONS CHEZ NOS MEMBRES


Diana Paetz  Epiphyllum hybride



Phalaenopsis mannii



Hoya lobbii

Un nouveau site très riche !

Par AOEF :: 23/03/2011 à 16:42 :: Général

Je relève aujourd'hui dans la revue de la SFO, un  site de photos créé par le Hollandais Peter SIFFELS sur lequel il nous montre sa propre collection d'orchidées tropicales :  plus de 200 photos de Cattleyas, 100 de Vandas, des Dendrobiums, des Coelogynes, Brassias, Gongoras, Stanhopeas, Paphiopedilums, des orchidées hybrides, des photos de sa serre qui renferme des quantité de plantes, dont des plantes carnivores.  La secrétaire


www.worldfulloforchids.nl

Vues du Festival des Orchidées 2011

Par AOEF :: 06/03/2011 à 20:13 :: FESTIVAL D'ORCHIDEES DE MENTON

Uploaded with ImageShack.us

La pyramide Inca

 

Uploaded with ImageShack.us

Le coin des totems

Uploaded with ImageShack.us

Cléopatre et le temple Egyptien

 

Uploaded with ImageShack.us

Floraison de Schlimmia condorana (vitrine "Robert")

 

Uploaded with ImageShack.us

Floraison de Rhynchostilis gigantea (vitrine "Robert")

 

Floraisons à Aspremont

Par AOEF :: 06/03/2011 à 1:26 :: FLORAISONS CHEZ NOS MEMBRES
Dendrobium tetragonum cette plante aux tiges quadrangulaires vient d'Australie. Il en existe deux types, à petites fleurs et à grandes fleurs.Celle-ci est cultivée sur soucoupe de sphagnum et se révèle très florifère
 
Lycaste Balliae (macrophylla x skinneri). Les lycastes se contentent d'une mi-ombre et d'une serre froide à 10° la nuit et 20/24° le jour, mais ont besoin d'humidité mais avec un substrat bien aéré au niveau des racines.

                          Maxillaria porphyrostele  a besoin d'une petite période de repos pour fleurir correctement, et le sortir en été à mi-ombre lui est bénéfique.


             BrassoCattleya Makai Mayumi  aime la lumière et une serre chaude qui va favoriser la maturation des nouveaux pseudobulbes, donc la future floraison. Ne pas oublier l'eau indispensable.
        
Angraecum sesquipedale   Emblématique de la flore réunionnaise, cette fleur extraordinaire avait suscité une théorie à Darwin, persuadé qu'il existait forcément un insecte capable de la polliniser , la démonstration en fut faite seulement 100 ans plus tard !
 

Dendrobium pierardii    Ce Dendrobium fait de grosses fleurs par rapport à son feuillage.Elle est cultivée sur sphagnum et semble dans de bonnes conditions.
Eria hyacinthinia
Originaire de Malaisie, Java , Bornéo et Sumatra, Cet Eria de serre tempérée pousse entre 10° et 25°, et supporte mal les grosses chaleurs.La mi-ombre lui convient parfaitement.

Affiche Festival de Menton 2011

Par AOEF :: 03/03/2011 à 12:11 :: FESTIVAL D'ORCHIDEES DE MENTON

 

 

Uploaded with ImageShack.usImageShack.us</a>

 

Photo JC Fayet

LES BROMELIACEES

Par AOEF :: 18/12/2010 à 10:41 :: FLEURS ET PLANTES DIVERSES

CcvbCCcccCCCCcc

    Cette  vaste famille qui comporte 3000 espèces est surtout connue par ses Tillandsias et Guzmanias qui ne sont guère utilisés pour la décoration des jardins. Pourtant bien d'autres Boméliacées comme les Aechmeas, Billbergias, Néorégélias, Nidulariums, moins populaires mériteraient d'être largement utilisées.

Si certaines espèces sont terrestres, la plupart sont des plantes épiphytes qui garnissent et éclairent de leurs vives couleurs la canopée des forêts tropicales américaines. Tres robustes, tolérantes, rarement infestées, leur culture est semblable à celle pratiquée pour les orchidées, leurs compagnes. Comme ces dernières, elles s'hybrident facilement. Ce sont les plantes dont le feuillage disposé en rosettes offre la plus grande diversité de coloris et de motifs. Leurs tailles varient de quelques centimètres à plus de dix mètres, hampe florale comprise, chez Puya raimondii. Les fleurs, toujours vivement colorées, durent très longtemps, parfois durant une année. Si la plupart exigent une protection hivernale, certaines espèces qui poussent en altitude (on en rencontre jusqu'à 4200 métres), supportent nos hivers et peuvent, par conséquent, être installées définitivement dans le jardin. J'en cultive depuis de nombreuses années sans problème. D'autres plus fragiles sont rentrées l'hiver et enfin certaines sont installées à demeure dans les serres.

 

Espèces rustiques. Les espèces dont il est question ici restent dehors, en permanence, dans notre région. Comme d'autres Broméliacées, je les installe dans les oliviers, à faible hauteur de façon à les rendre bien visibles.

 

 

 

Tillandsia usneoides

 

 

   Fille de l'air, barba española, old man's beard c'est, par excellence, la plante épiphyte qui mérite bien son nom de fille de l'air. Son aspect filiforme rappelle celui d'un lichen (usnée) d'où son nom botanique. Il ne porte pas de racines. Les feuilles, petites, sont ornées de poils appelés écailles qui constituent le trichome. Celui-ci joue un rôle protecteur vis à vis de l'environnement et absorbe l'humidité ambiante et l'eau de pluie enrichie en sels minéraux. Selon l'état hygrométrique de l'air, les poils se dressent ou se couchent ce qui se traduit par une différence d'aspect du Tillandsia selon qu' il est sec ou humide, passant du gris argenté au vert franc. Les fleurs, jaune-vert, peu visibles, apparaissent en été. Formées en grand nombre, elles dégagent un parfum musqué.

 

On rencontre ce Tillandsia en Floride, en Amérique centrale et du sud jusqu'au Chili. Il croit jusqu'à une altitude de 3300m ce qui explique sa bonne tenue au froid. Dans ces contrées, il peut devenir envahissant et coloniser les supports disponibles même les fils électriques. Séché, on s'en servait pour remplir les matelas et protéger les objets fragiles dans les colis.

 

Sa culture est aisée. Il se plait en milieu humide, bien aéré, sous une bonne luminosité en évitant le plein soleil en été. Dans mon jardin, il prospère accroché dans les branches des oliviers. Les touffes, installées depuis une vingtaine d'années ont subi sans dommage notable les rigueurs de l'hiver: neige et faibles gelées (-3°c) bénéficiant de la protection due à l'effet canopée apporté par la couverture de l'arbre. Pendant la saison propice, je les pulvérise tous les matins avec l'eau de ville à laquelle j'ajoute, une fois par semaine, un engrais  foliaire dilué à raison d'une cuillerée à café pour 5 litres d'eau. Les plus belles touffes atteignent 2 m de longueur pour un diamètre de 30 cm. Il arrive qu'elles se scindent sous le poids de l'eau de pluie. Leur présence en plusieurs exemplaires dans les arbres confèrent au jardin un aspect inhabituel, un peu mystérieux, et crée un dépaysement remarqué.

 

Tillandsia usneoides existe sous d'autres formes que celles proposées couramment: major, minor, ainsi que d'autres moins courantes.Elles sembles plus fragiles que la forme classique et je les maintiens en serre.

 

   

     

Tillandsia usneoides forme frisée         Tillandsia usneoides major    

                                                                                                                               

                                                  Tillandsia usneoides minor        

        

               

 

Tillandsia usneoides frisé vert                     Tillandsias usneoides sous olivier

Insérer un tableau                                                                                                                             
                                                                                                             Roland Jurion
                                                                               

Comment je cultive les plantes épiphytes

Par AOEF :: 28/11/2010 à 11:29 :: Général

 

INTRODUCTION

 

Les plantes épiphytes sont étranges, particulières et passionnantes. Elles sont d'un grand intérêt pour les amateurs de végétaux qui les cultivent pour elles-mêmes ou pour les intégrer et décorer leurs serres ou leurs jardins. Lorsque l'on explique que ces plantes accomplissent leur cycle de vie sans contact

 

 

 avec le sol et que certaines n'ont ni racines ou ni feuilles l'étonnement voir l'incrédulité sont de mise. Et pourtant, les plantes peuvent parfaitement se passer de terre si on leur fournit en continu de l'eau et des

éléments minéraux. Les murs végétaux réalisés par P. Blanc en sont la démonstration la plus flagrante. Mais dans la nature, il en va tout autrement et ces plantes ont dû s'adapter aux dures conditions de leur biotope aérien. Leurs systèmes racinaires et foliaires sont ainsi modifiés pour absorber l'eau de pluie sous forme de ruissellement et de vapeur et de l'emmagasiner pour survivre pendant les périodes de sécheresse. Les matières minérales proviennent des débris végétaux et des fientes animales.

Il en résulte que la culture de ces plantes demande une attention particulière et une bonne

 

 

 connaissance des conditions où elles prospèrent dans leur milieu naturel. La plupart vivent dans les forêts équatoriales de moyenne altitude dans un monde sans hiver où la durée du jour est constante toute l'année et les écarts de température reduits. Une humidite ambiante élevée est souvent présente. On est loin de ces conditions dans nos régions "dites tempérées". Les techniques de cultures devront donc être conçues afin de leur offrir un environnement aussi proche que possible de celui de leur origine.

Je cultive des plantes épiphytes en extérieur dans mon jardin et en intérieur dans des serres. J'ai essayé différentes techniques avec plus ou moins de succès et d'intérêt. J'ai essuyé des échecs et obtenu de bons résultats. Je vais les évoquer dans cet article divisé en deux parties, l'une réservée à la culture en extérieur et l'autre à la culture en serre.

 

LA CULTURE DES PLANTES EPIPHYTES A L'EXTERIEUR.

 

C' est probablement parce que j'ai toujours été attiré par la magie et la splendeur des forêts tropicales que j'ai tenté de créer un jardin évoquant la jungle en y incorporant des plantes exotiques dans des conditions aussi naturelles que possible.

 

Les plantes qui restent dehors toute l' année.

A mon avis, le facteur le plus limitant, et sur lequel on a peu d'action, étant la température hivernale, le choix des plantes va dépendre des conditions locales. Mon jardin est situé en zone 9 ce qui réduit notablement le nombre d'espèces autorisées à rester dehors toute l'année. En ne considérant que les plantes épiphytes, sujet de cet article, parmi les orchidées il n'y a guère que les cymbidiums et les Dendrobium kingianum, ces derniers nécessitant de les installer dans des endroits très abrités. Parmi les broméliacées, le choix est plus étendu. Certaines resistent jusqu'à -5°C. J'ai toujours beaucoup apprécié ces plantes qui comptent parmi celles qui n'ont pas leur pareil pour donner un air exotique au jardin. Elles me paraissent indispensables car elles offrent toutes les conditions requises. Il suffit, par exemple, de quelques touffes de Tillandsia usnnoïdes accrochées dans les branches d'un arbre, pour assurer le dépaysement. Quelques fougères sont également retenues. Toutes ces plantes sont installées définitivement dans les oliviers, arbres qui se prêtent bien, par leur architecture et leur écorce à la culture des épiphytes. Grâce à leurs feuilles persistantes, l'effet de canopée assure une protection naturelle et efficace contre le froid. Les plantes sont disposées dans des poches réalisées en grillage,  clouées sur les branches et remplies de sphagnum. Ce substrat convient car il se maintient en place et ne se décompose pas trop vite. Par contre, il se dessèche rapidement. Il convient d'être vigilant et d'arroser dès que nécessaire. Les plantes sont pulvérisées régulièrement, tous les jours en été et un apport d'engrais foliaire est effectué de Mars à Octobre.

 

Les plantes qui hivernent à l'abri des serres.

Bien sûr, ces plantes installées à demeure ne suffisent pas à satisfaire le jardinier qui, même s'il se vante de n'être pas collectionneur ne sait pas se limiter et se laisse toujours tenter par toutes les merveilles végétales que le commerce propose. Une deuxieme catégorie de plantes alors entre en jeu. Ce sont celles installées en plein air au printemps et rentrées à l'abri lorsque l'hiver montre son nez. Cette fois, le facteur limitant n' est pas la température mais la place nécessaire à l'hibernation des plantes qui prennent du volume avec le temps, je pense par exemple aux broméliacées, et au nombre qui s' accroit en dépit des bonnes résolutions de se limiter, résolutions jamais tenues. Les plantes sont stockées, je devrais dire empilées dans différentes serres où la température est maintenue soit hors gel, soit à 7°C, soit à 15°C. Le chauffage est assuré par des radiateurs électriques dont les plus puissants sont remplacés pendant les grands froids par des poêles à kerdane afin de limiter la puissance électrique nécessaire mais surtout afin d'éviter le déclenchement du disjoncteur le matin, quand le jour se lève, phénomène pas du tout apprécié par mon épouse lorsqu'elle met en service les appareils électro-ménagers, en dépit de la passion qu' elle éprouve comme moi pour les plantes.

Si la rentrée des plantes est toujours un moment difficile, triste et pénible c'est avec un plaisir renouvelé à chaque printemps, de les sortir et de les installer en imaginant et en créant des décors nouveaux en fonction de l'inspiration du moment. Les plantes cultivées en pot comme les Broméliacées sont disposées dans les arbres, toujours les oliviers, où des niches ont été aménagées. L'aspect naturel est obtenu en masquant les pots à l'aide d'usnée. D'autres ont leur place dans un mur végétal réalisé très simplement. Les pots sont posés dans des supports métalliques accrochés à l'endroit choisi sur un treillis fixé au mur. Très vite pots et supports disparaissent de la vue, masqués par la végétation. Ce genre d'installation est facile et rapide à mettre en

oeuvre. Les plantes sont amovibles et interchangeables. Arrosages et bassinages réguliers sont toutefois nécéssaires. Les plantes en suspension: Rhipsalis, Hoyas, Epiphyllums sont réparties dans les arbres et autres supports en fonction de leurs besoins en lumière. Enfin les plantes de grande taille: fougères, Anthuriums, Broméliacées sont incorporées dans les massifs toujours en tenant compte de leur exposition au soleil, les pots étant partiellement enterrés. L'inconvénient de ce mode de culture se traduit, lorsqu'il est conséquent, par des manques dans le jardin aux places des végétaux rentrés. Une végétation pérenne dense permet de le limiter.

 

 

LA CULTURE DES PLANTES EPIPHYTES EN INTERIEUR.

 

 

Si certaines sont provisoirement installées sous une ombrière durant l'été, les plantes dont il est question ici sont maintenues en permanenceà l'intérieur où elles bénéficient des conditions rencontrées dans les serres chaudes, tempérées et froides.

J'ai essayé avec plus ou moins de réussite les différentes techniques de culture de ces plantes, surtout des orchidées qui constituent presque toujours l'essentiel des épiphytes cultivés. C'est dommage car de nombreux épiphytes, s'ils ne sont pas aussi prestigieux que les orchidées, présentent néanmoins beaucoup d'intérêt et peuvent aussi susciter des engouements. Le choix est énorme puisque 10% de la flore mondiale sont constituées d'épiphytes rencontrés principalement dans les forêts tropicales d'Amérique, d'Asie et d'Afrique. Les Orchidacées sont les plus importantes avec  20.000 espèces, suivies par les Broméliacées environ 1000 espèces, puis les fougères et les Aracées.

 

Les différentes méthodes de culture.

La culture en pots est la plus répandue. Elle présente de nombreux avantages et reste la mieux adaptée aux besoins des amateurs. Toutes les plantes ne tolèrent pas d'être contenues dans un récipient et la pourriture des racines, qui ne sont jamais assez aérées, est le point faible de ce type de culture qui impose des rempotages fréquents. Le sujet est abondamment traité dans la littérature spécialisée.

 

Les pots poreux offrent aux racines une bonne aération et une humidité continue en provenance de l'eau contenue dans le récipient et qui diffuse à travers les parois. Ils sont réservés aux plantes (fougères et orchidées) de petites dimensions. La surface disponible limitée conduit à multiplier le nombre de pots qui ne s'intègrent pas toujours bien dans le décor végétal. Il convient de maintenir le niveau d'eau qui doit être douce afin de ne pas obstruer les pores du récipient.

 

J'ai réalisé, dans la serre, un mur végétal selon le concept élaboré par P. Blanc. Après plusieurs tentatives, J'ai renoncé à ce type de culture qui ne semble pas convenir aux orchidées, tout au moins dans les conditions retenues qui devaient  être mauvaises. Il est difficile de fixer les petites plantes sur le feutre après les avoir détachées tant bien que mal de leur support d'origine. L'apport d'eau doit être réglé en fonction des besoins qui varient selon les espèces, ce qui pose problème. Enfin, l'installation dans la serre n'est pas toujours réalisable à l'endroit le plus approprié. 

 

Les barquettes en liège sont le support qui convient le mieux et qui regroupe le maximum d'avantages. La mise à disposition de sphagnum à permis d'utiliser des barquettes en forme de gouttière bien moins profondes que celles que j'utilisais auparavant et qui étaient remplies d'un mélange classique. J'utilise maintenant des plaques de liège très peu concaves, de 20 à 30 cm de largeur et de 60 à 100 cm de longueur. Elles sont remplies de sphagnum de préférence du Pérou car ses longues fibres se prêtent bien à cette utilisation. Les plantes sont disposées en fonction de leur taille, forme, développement etc, les racines étant enfouies superficiellement dans le substrat. Il peut être nécessaire de les maintenir en place à l'aide de quelques liens jusqu'à ce que l'enracinement qui est très rapide les stabilisent. On peut ainsi réaliser dans chaque barquette le décor de son choix en mêlant orchidées, fougères, broméliacées, plantes myrmécophiles etc, soit en séparant les espèces pour constituer des biotopes spécifiques. L'ensemble est maintenu par un anneau en fil de fer à chaque extrémité et suspendu dans la serre à l'endroit désiré. Les suspensions doivent être aussi discrètes que possible afin de ne pas nuire à l'aspect naturel de l'ensemble. On peut recouvrir le sphagnum de mousse vivante qui restera verte si elle est maintenue humide.

Ce mode de culture "en épiphyte" semble apprécié des plantes qui se développent très rapidement et fleurissent sans problème. Les racines sont très aérées et le compost maintenu humide, reste poreux. L'entretien est faible et consiste à pulvériser une fois par semaine avec une eau douce enrichie en engrais foliaire à la dose d'une cuillère à café pour 15 l d'eau. Le seul inconvénient réside dans l'obligation de sélectionner des plantes à développement moyen ce qui laisse toutefois un très vaste choix qui offre au réalisateur la possibilité de s'exprimer.

 

 

Conclusion.

 

 

Il existe biens d'autres techniques de culture des plantes épiphytes. Je me suis volontairement limité à celles que j'ai utilisées et retenues. Il est probable que dans l'avenir d'autres matériaux, d'autres substrats verront le jour qui permettront d'améliorer encore le bien-être de ces plantes passionnantes. L'intérêt de plus en plus vif porté aux Orchidées et aux Tillandsias est encourageant. Néanmoins, beaucoup d'autres épiphytes méritent d'être connus et cultivés. C'est notre rôle en tant qu' "épiphytophiles" de les promouvoir.

                                                                                                                 Roland JURION

 

 

Floraisons à Aspremont chez Colette

Par AOEF :: 14/11/2010 à 19:42 :: FLORAISONS CHEZ NOS MEMBRES
BULBOPHYLLUM makoyanum

Cette plante de serre chaude est originaire de Malaisie / Philippines. Elle fleurit le plus souvent en hiver et elle est parfumée



TRICHOGLOTTIS triflora

Orchidée de serre chaude dont les fleurs ne dépassent pas 4 à 5 mm. Elle demande une lumière tamisée


PLEUROTHALLIS multiflora

Elle peut fleurir à plusieurs reprises et demande des conditions de serre tempérée à froide


AERANGIS biloba

Cette orchidée demande une forte humidité et une ombre modérée, en serre tempérée à chaude. Présente dans les forêts humides d'Afrique, ses fleurs sont parfumées. Floraison au printemps ou en été

DENDROBIUM antennatum

Venu d'Australie / Papouasie / Nouvelle Guinée, ce Dendrobium de serre chaude demande de l'eau et une lumière tamisée

AERANTHES ramosa

En serre froide à chaude, cette plante malgache des forêts humides a une floraison assez courte mais d'une couleur inusitée

STANHOPEA tigrina

En serre tempérée à froide, il lui faut de l'eau et de l'ombre, et surtout un contenant laissant passer ses tiges de fleurs en position basse

FLORAISONS ESTIVALES

Par AOEF :: 24/08/2010 à 7:06 :: FLORAISONS CHEZ NOS MEMBRES












WELCOME HOME

Par AOEF :: 18/06/2010 à 8:36 :: FLEURS ET PLANTES DIVERSES

Ile de Paques, 02 fevrier 2010.

Cela n'a rien a voir avec une orchidee, ni meme avec une plante epiphyte, mais je pense que 2 Sophora toromiro de retour dans leur ile natale peuvent interesser les amateurs de plantes que vous etes.

Excuses pour le manque d'accents, mais je tape avec un clavier thai !!







astrochelis

Floraisons d'hiver

Par AOEF :: 01/02/2010 à 20:47 :: Général

 

Pholidota pallida

 

Cette orchidée de la famille des Coelogyneae tire son nom du grec " pholis " écaille et "ôtos " oreille, allusion aux bractées écailleuses en forme d'oreilles des inflorescences. Origine large: Asie, Australie, îles du Pacifique. Tolérante, elle supporte de 6 à 30°, des minima de 12-13° l'hiver favorise la floraison.


 

 

Bulbophyllum siamense   synonyme B. lobbii

Cette petite plante venue de Thaïlande montée sur grillage fait cinq fleurs; elle demande une humidité constante. Bonne durée de floraison

 

 

Maxillaria camaridii  

Demande de la luminosité et surtout une forte hygrométrie. Cette plante a fleuri trois fois en quelques mois, mais la floraison est très courte

 

 

BLC Little Phoenix

Serre tempérée et forte lumière sans soleil direct mais légèrement voilé. Courte saison de repos après floraison

 

Cattleya hybride

 

 

Aerangis luteo-alba      

Ce petit Aerangis acheté chez C.Nardotto a l'air de fleurir longtemps. Il est originaire d'Afrique centrale et orientale, jusqu'au sud de l'Ethiopie. Ses fleurs sont parfumées, avec un éperon de 3 cm. Supporte bien les journées chaudes. à vaporiser régulièrement selon sécheresse.


 

 

Restrepia trachypus  

Les Restrepia sont faciles à cultiver à condition de les tenir dans un sphagnum toujours humide et à mi-ombre. Ils font partie de la sous-tribu des Pleurothallidinae.


 

Colette Lafon

FESTIVAL 2011

Par AOEF :: 22/12/2009 à 10:00 :: FESTIVAL D'ORCHIDEES DE MENTON

 

Notre prochaine «  Exposition d’Orchidées et Plantes Tropicales » se tiendra en 2011, du vendredi 18 février au mercredi 9 mars, toujours dans le cadre du Palais de l’Europe de Menton. Ce sera le 28ème du nom. Le thème général retenu pour la Fête des citrons étant cette année « les Grandes Civilisations" nous essayerons de l’intégrer dans nos décors végétaux et aquatiques. Nous comptons sur nos spécialistes pour réaliser, cette fois encore, des ensembles  originaux qui seront admirés de nos visiteurs. Nous rappelons aux amateurs et collectionneurs que des plantes rares, exceptionnelles, orchidées hybrides ou botaniques, originaires des meilleurs pépiniéristes mondiaux, peuvent êtres découvertes et achetées sur nos stands. L'entrée est gratuite et sans interruption de 9 H 30 à 18 H en semaine et de 9 H à 19 h les samedis et dimanches.

Ne manquez pas ce rendez-vous coloré et chaud pendant les festivités du Carnaval sur la Côte d’Azur.

 

_________________________________________________________________________________________

FLORAISONS ESTIVALES

Par AOEF :: 02/10/2009 à 20:02 :: FLORAISONS CHEZ NOS MEMBRES

 

Oncidium Maureen (onc. carthagenense X onc. lanceanum)

 

Image Hosted by ImageShack.us

 

 

Coelogyne Salmonicolor  Origine : Sumatra

Image Hosted by ImageShack.us

 

 

Brassavola Cucullata  Origine : Amérique Centrale. Très parfumée le soir et la nuit.

 

Image Hosted by ImageShack.us

 

 

LCattleya Elizabeth Fulton  (Cattleya bicolor X LC Amber Glow)

 

Image Hosted by ImageShack.us

 

Hygrochilus Parishii (anciennement Vandopsis Parishii)

Nom dérivé du grec hugros (humide) et kheilos (lèvre) lié au nectar sur le labelle. Espèce originaire d'Asie du sud est (Inde, Birmanie, Thailande, Chine, Laos, Vietnam), dans les forets jusqu'à 1300m.                                    Espèce découverte par Charles Parish en 1862.


 

Image Hosted by ImageShack.us

 

Phalaenopsis Floresensis   Origine : Ile de Flores (Indonesie), pousse entre 150 et 500 m en épiphyte.

Image Hosted by ImageShack.us

 

 

Phalaenopsis Miva Orchidouxdingue Folie Douce (Ph. Malibu Imp X Ph. Miva Focus) On retrouve comme parents : Ph. Corningiana, Ph. Luedemanniana, Ph. Amboinensis et Ph. Violacea

 

Image Hosted by ImageShack.us

Frédéric Alauzun

FLORAISON ESTIVALE MONTAGNARDE chez JC

Par AOEF :: 28/09/2009 à 18:30 :: FLORAISONS CHEZ NOS MEMBRES

Vanda Seleriana.

Image Hosted by ImageShack.us

FLORAISON ESTIVALE CHEZ CHRISTINE TERRUZZI

Par AOEF :: 15/08/2009 à 9:11 :: FLORAISONS CHEZ NOS MEMBRES

 

Psychopsis Mendenhall

Créé par Carter & Holmes Orchids et enregistré en 1988, cet hybride entre Psychopsis  Butterfly (sanderae x papilio) et papilio a une croissance plus vigoureuse que celle des espèces  et donne rapidement des touffes florifères s'il est cultivé avec une bonne luminosité et des arrosages parcimonieux en période de repos de végétation. En période de végétation active (quand la plante fait une pousse) c'est une plante plutot gourmande qui a besoin d'arrosages et d'apports d'engrais réguliers. Floraison de très longue durée, les fleurs se succédant une à une pendant plusieurs mois. Ici 4 nouveaux boutons vont éclore...

 

Image Hosted by ImageShack.us     Image Hosted by ImageShack.us

 

 


NOUVELLES FLORAISONS

Par AOEF :: 04/08/2009 à 23:44 :: FLORAISONS CHEZ NOS MEMBRES

Tillandsia filifolia

 

Image Hosted by ImageShack.us


De culture aisée, ce Tillandsia pousse du Mexique au Costa Rica. Ses  nombreuses feuilles fines forment une rosette dense d'où émergent des  tiges ramifiées portant des fleurs d'un cm, lilas pâle.Les feuilles étant vertes, la plante demande une exposition ombragée et une humidité modérée.

 

Pleurothalis tribuloides

Image Hosted by ImageShack.us


Ce joli Pleurothallis a une floraison d'environ trois semaines/un  mois, il supporte une large plage de températures et demande de  l'humidité toute l'année. Il est présent en Amérique centrale.


 

Restrepia trichoglossa

Image Hosted by ImageShack.us

 

Egalement d'Amérique centrale et du nord d'Amérique du sud, ce Restrepia florifère est facile à cultiver dans du sphagnum qui ne doit pas sécher, un pot de petite taille, une même inflorescence peut porter une succession de fleurs pendant 4 ans. Cette famille préfère des températures de 10 / 15° la nuit, 18 à 26° le jour, en situation ombragée. Ils sont proches des Pleurothallis.

 

Bulbophyllum dentiferum


Image Hosted by ImageShack.us

 

Les Bulbophyllum se cultivent en majorité en serre chaude, avec un arrosage régulier, apport d'engrais dilué fréquent, et dans une situation ombragée. Ils sont en ce moment en train de sortir de nouveaux pseusobulbes en nombre, grâce au sphagnum qui leur assure un apport d'eau suffisant malgré la chaleur.

 


Et pour finir, je vous envoie ce Phalaenopsis récupéré chez une amie; elle m'avait fait part de sa surprise en voyant l'anomalie. Il est évident que la plante a subi une altération dans la programmation du développement floral.......!

 

Image Hosted by ImageShack.us



Je vous souhaite bonne réception et j'attends vos floraisons...

Colette Lafon

 

 

FLORAISONS DE PRINTEMPS

Par AOEF :: 27/04/2009 à 14:37 :: FLORAISONS CHEZ NOS MEMBRES

 

Renanthera imschootiana

 

Renanthera : nom dérivé de renis "rein" et anthera "anthère".

Genre constitué d'une quinzaine d'espèces originaires d'Asie.

Renanthera imschootiana est originaire de l'Inde (est de l'himalaya), de Chine (Yunnan) et du Vietnam.

Elle pousse en épiphyte sur les arbres en forêt humide entre 500 et 1500 mètres.

 

Je la cultive en extérieur l'été (avec bassinage quotidien) et l'hiver (novembre à mai) dans la loggia ou je maintiens la température entre 13 et 18°C environ avec arrosage hebdomadaire (ou un peu plus lorsqu'il fait chaud).

Floraison abondante chaque année au printemps.

 

 

Image Hosted by ImageShack.us

 

Phalaenopsis Manforce

Hybride entre Phalaenopsis mannii et Phalaenopsis floresensis

 

Image Hosted by ImageShack.us

 

Phalaenopsis lobbii

Nommé en l'honneur de Thomas Lobb qui l'a découvert en 1845.

Originaire d'Inde, Bhoutan, Birmanie, Vietnam

 

 

Image Hosted by ImageShack.us

 

Paphiopedilum cerveranum

Originaire de Chine, Thailande, Vietnam, Laos et Cambodge.
Biotope : Eboulis rocheux en forêt humide.
Altitude : 400-1500m mètres.
Terrestre
Températures de culture : tempérées

Je n'ai pas trouvé d'autres infos, est-ce juste un synonyme de P. appletonianum?

Image Hosted by ImageShack.us

 

 

Paphiopedilum Isabel Booth = P. Lady Isabel X P. philippinense

 

Image Hosted by ImageShack.us

 

Image Hosted by ImageShack.us

 

Epidendrum parkinsonianum

Originaire d'Amérique Centrale : Guatemala, Salvador, Nicaragua, Honduras et Costa Rica.

Epiphyte dans les forêts entre 1500 et 2300 mètres.

Je le cultive en extérieur de mai à décembre, tant que les températures restent au dessus de 5/10°C la nuit, puis à l'intérieur entre 13 et 20°C.

Floraison très parfumée la nuit et de longue durée.

 


 

Image Hosted by ImageShack.us

 

Frédéric Alauzun

Curieuse épiphyte

Par AOEF :: 06/04/2009 à 21:29 :: Général

 

Un Phoenix (canariensis?) qui se prend pour une épiphyte à la Villa Thuret à Antibes :

 

Image Hosted by ImageShack.us

F. Alauzun

NOUVELLE FLORAISON Mars 2009

Par AOEF :: 01/04/2009 à 0:31 :: FLORAISONS CHEZ NOS MEMBRES

Paphiopedilum vietnamense  Gruss & Perner  (1999)

 

Sous-genre Parvisepalum

 

De découverte relativement récente, ce très joli paphio. a eu la particularité d'être décrit à quelques semaines d'intervalle sous des noms différents dans trois publications. La 1ère de MM. Gruss et Perner eut la priorité, lui donnant son nom de Paphiopedilum vietnamense, qui fait référence à sa distribution au nord du Vietnam.

 

Image Hosted by ImageShack.us

 

 

C'est une plante herbacée litophyte poussant en épiphyte enracinée dans des débris végétaux, dans des crevasses sur les pentes  humides et ombragées de roches calcaires à des altitudes de 350 - 450 m. Au vu de la couleur de sa fleur et de son origine géographique, il a été rapproché du Paphiopedilum delenatii, mais la taille et la forme de sa fleur, ainsi que la texture de ses feuilles (feuillage effectivement tesselé, mais vert plus foncé, brillant et de texture lisse, alors que celle-ci est rugueuse chez delenatii) l'en différencient nettement.

 

Culture en serre tempérée, sans soleil direct. En hiver, maintenir la température au-dessus de 20°C.

Arrosages réguliers en été. Léger repos hivernal. Compost très poreux bien drainé.

 

 


Image Hosted by ImageShack.us

Françoise Manforti

NOUVELLES FLORAISONS

Par AOEF :: 25/03/2009 à 0:42 :: FLORAISONS CHEZ NOS MEMBRES

Paphiopedilum delenatii , Guillaumin (1924)

sous-genre Parvisepalum

Découvert à l'origine en 1913 au Vietnam par un officier de l'armée française et dénommé en l'honneur de Mr Delenat, directeur du jardin botanique de Saint-Germain en Laye. Les première plantes collectées moururent rapidement après leur importation, seules survécurent celles envoyées à la firme Vacherot-Lecoufle qui les multiplia avec succès. Rédécouvert en 1922 près de la ville de Nha Trang et décrit à cette occasion, puis de nouveau retrouvé dans la nature dans les années 1990.

Dans son milieu naturel il pousse dans des sols formés à partir d'un substrat granitique acide, dans des creux de la roche ou sur de petites plates-formes sur des pentes granitiques escarpées.

Pour mon goût l'un des plus jolis du genre avec des fleurs pouvant atteindre jusqu'à 8 cm, délicatement parfumées.  Feuillage tacheté.

Image Hosted by ImageShack.us

Très facile de culture en conditions standard : serre tempérée ou tempéré chaude (ne pas descendre à moins de 20 ° en hiver), pas de soleil direct, léger repos hivernal, sol très poreux bien drainé. Rempotages  réguliers, détesterait les dépots de sels dans les pots. Par contre l'un des seuls du groupe à ne pas tolérer le calcaire.

Paphiopedilum malipoense  Chen & Tsi (1984)

sous-genre Parvisepalum

Espèce originaire du sud-ouest de la Chine et du Nord du Vietnam, décrite officiellement en 1984. Plante herbacée terrestre qui pousse en épiphyte sur une litière de mousses et de feuilles décomposées sur les pentes de roches karstiques à une altitude comprise entre 760 et 1300 m, à l'ombre d'arbustes à feuillage persistant et de bambous. La température moyenne peut atteindre jusqu'à 25° le jour en été, et en hiver 5 à 0°.                        
Il porte de 5 à 7 feuilles coriaces de couleur vert sombre tesselé, marbré de rouge au revers. L'inflorescence mesure jusqu'à 80 cm de haut et  porte une grosse fleur unique de 8-12cm de diamètre, de couleur verte veinée de pourpre et dégageant un parfum de framboise.

Image Hosted by ImageShack.us

De culture facile, tolérant aussi bien la chaleur que le froid. Luminosité moyenne à modérée, arrosages réguliers avec léger repos hivernal. Compost bien drainé.

Paphiopedilum hirsutissimum  (Lindley ex Hook.er) Stein (1892)

sous-genre Paphiopedilum

Pousse au nord-est de l'Inde et au Myanmar, entre 200 et 1800 m d'altitude en colonies à mi-ombre sur des falaises verticales dans des poches d'humus réalisant facilement de grosses touffes d'une vingtaine de pousses. Son nom fait référence à la pilosité de la fleur, ovaire, bractée florale. Inflorescence uniflore, fleur de 10-14 cm à longs pétales spatulés ondulés.

Image Hosted by ImageShack.us    Image Hosted by ImageShack.us

C'est une espèce vigoureuse et sans problème, de croissance lente. Serre tempérée. Compost bien drainé. Arrosages réguliers légèrement réduits en hiver.

Phragmipedium caudatum var.wallisii  (Rchb.f.) Garay (1978)

Superbe phragmi. multiflore à longs pétales, originaire de l'Equateur et du Pérou, et nommé en 1873 en l'honneur du collectionneur allemand Gustav Wallis. 

Cette espèce terrestre litophyte pousse sur des escarpements rocheux, sur de la roche granitique ou des coulées de lave, juste au-dessous des mousses de surface, entre 600 et 2800 m d'altitude. Il tolère aussi bien une ombre légère qu'un plein soleil. Ses feuilles légèrement plus petites que celles du caudatum mesurent de 50 cm de long par 3,5 cm de large, son inflorescence érigée porte de 2 à 3 fleurs qui s'ouvrent simultanément, de couleur vert crème et chamois. Leurs pétales qui s'allongent en faisant des ondulations peuvent atteindre jusqu'à 50 cm (les miens faisaient 46 cm).

Image Hosted by ImageShack.us                  Image Hosted by ImageShack.us

Compost bien drainé, bonne ventilation, garder humide mais pas détrempé (attention au collet, sensible à la pourriture bactérienne).

 

Bulbophyllum sukhakulii, Seidenf. (1995)

Une espèce de petite taille originaire de Thaïlande, épiphyte à pseudobulbes coniques portant une feuille apicale caduque, inflorescence pendante, longue d'une dizaine de cm, à nombreuses petites fleurs blanches (moins d'1 cm) à coeur jaune délicatement parfumées. Conditions de culture tempérée.

Image Hosted by ImageShack.us    Image Hosted by ImageShack.us

 

Et pour finir un genre qui me plait beaucoup, celui des Scaphosepalum, originaire d'Amérique centrale et du Sud, en majorité épiphytes dans les forêts humides d'altitude moussues entre 500 et 3000 m. Ce sont d'adorables petites plantes qui ne tiennent pas beaucoup de place (un " avantage " qui peut vous être fatal...), sans pseudobulbes, en touffes, à nombreuses tiges secondaires portant chacune une feuille et à la base de laquelle pend une inflorescence dont les fleurs s'ouvrent successivement. Ces petites fleurs ont une forme étrange avec des sépales latéraux étroits qui se tendent latéralement comme des antennes d'insecte, des pétales petits charnus et un labelle trilobé articulé.     

En voici deux exemplaires, que je cultive "montés", l'un sur un hydrologue et l'autre sur liège installé sur un mur avec d'autres épiphytes avec de l'eau qui coule régulièrement. Ce sont des Pleurothallidés, donc à ce titre une certaine fraîcheur et de l'humidité seront nécessaires, surtout durant nos mois chauds d'été.

Scaphosepalum merinoi, Luer (2002 ): nommé en l'honneur de Gilberto Merino, chef de culture à Ecuagenera; à l'heure actuelle uniquement connu sur la cordillère du Condor en Equateur à 1400 m d'altitude.

Image Hosted by ImageShack.us       Image Hosted by ImageShack.us

 

Scaphosepalum swertifolium   (Rchb.f.) Rolfe (1890)

Originaire d'Equateur et de Colombie, 600-2200 m d'altitude; fleur jaune pointillée de rouge pouvant atteindre 7cm de diamètre. Il en existe aussi une variété rose.

Image Hosted by ImageShack.us

Françoise Manforti                                                                               

Plantes cadeaux

Par AOEF :: 13/03/2009 à 11:49 :: Général

Mr Jeremy FERRIER qui gère l'établissement " The Orchids Coffee Shop" à Antibes (AM), 6 avenue Thiers,

 

propose gratuitement aux adhérents de l'AOEF des orchidées défleuries.

 

Il  attend votre passage.

Floraisons chez moi: Gilles Colin

Par AOEF :: 03/03/2009 à 18:51 :: FLORAISONS CHEZ NOS MEMBRES

 

Masdevallia lehmannii


 

Coelogyne cristata


 

Phaius tankervillae


 

Oncidium splendidum


 

Oncidium splendidum

Affiche Festival 2009

Par AOEF :: 26/02/2009 à 19:19 :: FESTIVAL D'ORCHIDEES DE MENTON

Image Hosted by ImageShack.us


 

Floraisons du moment

Par AOEF :: 13/02/2009 à 20:15 :: FLORAISONS CHEZ NOS MEMBRES

PAPILIONANTHE VANDARUM

(Nepal, Yunnan en Chine)

Floraison parfumée

Image Hosted by ImageShack.us

LEPTOTES BICOLOR

Sud du Brésil et Paraguay, plante épiphyte des forêts subtropicales et pluvieuses (500/900 m)Image Hosted by ImageShack.us


VANDA ROTSCHILDIANA

Hybride primaire entre Vanda coerulea et Euanthe sanderiana créé en 1931Image Hosted by ImageShack.us


 

VANDOFINETIA PAT ARCARI

Hybride entre un vanda et Neofinetia falcata, facile de culture et très florifère. Floraison parfumée.Image Hosted by ImageShack.us

Frédéric Alauzun

De nouvelles Hoyas en fleurs

Par AOEF :: 14/01/2009 à 16:23 :: HOYAS

 

Hoya sheperdii  (Inde, Birmanie)

 

 

Image Hosted by ImageShack.us                        Image Hosted by ImageShack.us

 

 

 

 

Hoya pusilla  ( Thaïlande, Malaisie, Sumatra)

 

 

 

Image Hosted by ImageShack.us             Image Hosted by ImageShack.us

 

Hoya incurvula  ( Thaïlande, Malaisie )

 

 

 

Image Hosted by ImageShack.us                  Image Hosted by ImageShack.us

 

 

 

Hoya densifolia  ( Java )

 

 

Image Hosted by ImageShack.us                                             Image Hosted by ImageShack.us

  

 

Image Hosted by ImageShack.us

  

  ( Nong NoochTropical Garden )

 

 

Hoya pubicalyx ( Philippines )

 

 

Image Hosted by ImageShack.us          Image Hosted by ImageShack.us

 

                                                                                          

 

 

Hoya multiflora  (Java, Malaisie )

 

Image Hosted by ImageShack.us

 

 

 

Hoya megalaster ( Papouasie-Nouvelle-Guinée, nord-est de l'Australie ) photographiée en Thaïlande,  au Nong Nooch Tropical Garden

 

Image Hosted by ImageShack.us

 

 

Siglinde Bois

FLORAISONS CHEZ NOS MEMBRES : Céline Terrier

Par AOEF :: 14/01/2009 à 10:40 :: FLORAISONS CHEZ NOS MEMBRES

Encore des nouvelles floraisons chez Céline et Gérald Terrier :

 

tout d'abord deux paphio,  l'un hybride à la fleur très foncée, Paphiopedilum 'Ruby Leonard Vini' x charlesworthii  et le second botanique originaire du Nord Vietnam, Paphiopedilum translienianum.

 

 

Image Hosted by ImageShack.us                               Image Hosted by ImageShack.us

Et pour finir Epidendrum pseudepidendrum album :

Image Hosted by ImageShack.us

Phalaenopsis micholitzii

Par AOEF :: 09/11/2008 à 18:18 :: FLORAISONS CHEZ NOS MEMBRES

Phalaenopsis micholitzii

Son nom vient de Wilhelm Micholitz (1854-1932) qui l'a découvert.

Plante originaire des Philippines (Mindanao)

Floraison automnale 

Image Hosted by ImageShack.us

Frédéric Alauzun

Passiflora x kewensis

Par AOEF :: 05/11/2008 à 23:04 :: PASSIFLORES

Passiflora x Kewensis

Passiflore nommée en l'honneur du Kew Gardens de Londres, et dont les parents sont toujours à ce jour incertains (article avec hypothèses sur les parents de cet hybride :  http://www.passionflow.co.uk/downloads/passiflora-kew-gardens.pdf )

 

Image Hosted by ImageShack.us

Frédéric Alauzun

Vanda hybride

Par AOEF :: 05/11/2008 à 22:21 :: FLORAISONS CHEZ NOS MEMBRES

Petit hybride de Vanda, peut etre un Renantanda (Vanda X Renanthera) ou un hybride encore plus complexe.

Si quelqu'un a une idée, merci de la communiquer! Cordialement.

 

Image Hosted by ImageShack.us

Frédéric Alauzun

Site d'orchidées cultivées sur sphagnum

Par AOEF :: 31/10/2008 à 11:59 :: Général


Pour ceux qui, comme Picasso, désirent tout connaître sur la culture sur soucoupe, comment pratiquer, voici un site dédié puisque toutes les orchidées en photo sont dans le sphagnum depuis dix ans.Son auteur est David Jubineau

http://pagesperso-orange.fr/bulbo-and-co/pages/bulbo_and_copag.html


FLORAISONS ÉTÉ 2008 (suite )

Par AOEF :: 28/10/2008 à 10:14 :: FLORAISONS CHEZ NOS MEMBRES


Bulbophyllum polystictum   Ridl.1909

Un autre membre de la section Sestochilos, originaire du Sud-Est asiatique. Culture serre tempérée, exposition mi-ombre. Grandes fleurs sans odeur. Arrosages réguliers, mais un léger repos hivernal est souhaitable.

 

Image Hosted by ImageShack.us

 


Bulbophyllum 'Jersey'

Un superbe bulbo issu du croisement de Bulbophyllum echinolabium et lobbii, enregistré en 1996 par la Fondation Eric Young de Jersey, d'où le nom. Grandes fleurs, plus de 15 cm,  heureusement sans le parfum de son illustre parent. Pour lui aussi, attention à respecter un léger repos hivernal.

Image Hosted by ImageShack.us

 

 Bulbophyllum recurvilabre  Garay 1999

Section Lepidorhiza

Originaire des Philippines. Conditions de culture similaires aux précédents : chaleur, mi-ombre et léger repos hivernal. Je l'avais acheté en 2005 au Congrès Mondial de Dijon, et depuis que je phantasme sur les Bulbo du site de David Jubineau, je me suis décidée ( c'est l'un des premiers à avoir subi ce sort ) à l'installer en soucoupe et vraiment je ne le regrette pas...

Image Hosted by ImageShack.us

 

et pour finir deux phalaenopsis:

Phalaenopsis bellina  Christ.1995

Originaire de Malaisie et Borneo. Longtemps considéré comme la forme Borneo du Phalaenopsis violacea, maintenant individualisé en temps qu'espèce.


Image Hosted by ImageShack.us

et Phalaenopsis violacea var.coerulea


Image Hosted by ImageShack.us

Pour en savoir plus sur ce genre, n'hésitez pas à regarder le site de Bernard Lagrelle ( Orchidées Michel Vacherot ) : http://pagesperso-orange.fr/bernard.lagrelle/

Françoise Manforti


HIMANTOGLOSSUM ROBERTIANUM

Par AOEF :: 28/10/2008 à 8:04 :: ORCHIDEES EUROPEENNES


Cet Himantoglossum robertianum s'appelait Barlia robertiana......ainsi vont les nomenclatures, en fonction des analyses ADN. Cette belle orchidée orne tout l'hiver mon jardin sur les pentes du Mont Chauve et se resème facilement partout.

Colette

Image Hosted by ImageShack.us



 

PHALAENOPSIS

Par AOEF :: 26/10/2008 à 19:02 :: FLORAISONS CHEZ NOS MEMBRES


Phalaenopsis en fleur en ce moment :

 

- Phalaenopsis bellina


Image Hosted by ImageShack.us

- Phalaenopsis hieroglyphica

 

Image Hosted by ImageShack.us
Frédéric Alauzun


Passiflora "Grand Duchess"

Par AOEF :: 26/10/2008 à 18:48 :: PASSIFLORES


 En pleine floraison en ce moment, Passiflora ' Grand Duchess ' : croisement entre P. gritensis et P. loefgrenii  'Iporanga'

 

Image Hosted by ImageShack.us

Frédéric Alauzun


LA CULTURE EN SPHAGNUM

Par AOEF :: 26/10/2008 à 15:32 :: Général


La culture en sphagnum


Aussi appelé sphaigne


C'est en mars 2008 que j'ai commencé la culture en sphagnum, cela fait donc 3 mois que je pratique cette méthode.


Comment se pratique t' elle ?

Comment arroser et à quelle fréquence ?

Que faire avec les orchidées qui ont besoin de repos ?

Comment et à quelle fréquence apporter de l'engrais ?

Comment va se comporter l'orchidée avec ce nouveau substrat ?

Y aura t' il assez de circulation d'air pour éviter l'asphyxie des racines et la pourriture de celles-ci ?


Autant de questions auxquelles il a fallu trouver des réponses.


Fort heureusement un producteur de sphaigne à Sainte-Maxime (83) m'aida à y répondre.

Pour ce qui est de la circulation de l'air et de l'asphyxie racinaire, aucune crainte de ce côté: la sphaigne contient 35 % d'air contre 15% pour le terreau.

La sphaigne retient jusqu'à 4000% d'eau mais est "radine", elle ne redistribue pas cette eau, l'orchidée est donc obligée d'aller lui "voler".

La sphaigne est un produit naturel qui ne se décompose pas, même après 10 ans.

Le pH de la sphaigne est de 4 en moyenne ,mais n'affecte pas les cultures comme la terre. Son pH est dans sa matière ce qui permet toutes les cultures que l'on souhaite, aussi bien en mélange acide qu'en mélange calcaire.

Du fait de son pH acide, il n'y a pas de risque de pourriture.

La sphaigne étant un produit naturel, elle résiste très bien aux engrais.


Donc après 3 mois de culture en sphagnum, j'expose ici mes premières constatations:


Les premières orchidées que j'ai mises dans la sphaigne sont des Phalaenopsis, des Oncidium, des Pleurothallis et des Miltassia.


Après quelques désagréments dûs au déménagement entre Lyon et Nice, où j'ai eu du mal à doser les arrosages, j'ai eu quelques pourritures de racines sur des Phalaenopsis, et ayant du mal à les rattraper en culture traditionnelle, j'ai décidé de tenter le tout pour le tout et de les passer en sphagnum.


Quelle ne fut pas ma surprise de voir que, non seulement les pourritures avaient cessé, mais que la plante refaisait des racines, des feuilles et une tige florale.

Je décide donc de dépoter la plante pour voir comment cette résurrection s'est produite.

Je m'aperçois que la plante a développé un système racinaire assez conséquent.

A la suite à cette observation, je passe toutes mes plantes en sphagnum (même les plantes vertes en pots).



Comment se pratique t-elle ?

Les règles d'or pour réussir cette méthode de culture sont pour ma part :

faire tremper la sphaigne 15 mn minimum avant utilisation;

surtout ne pas tasser la sphaigne autour des racines pour permettre à l'air de circuler, le poids de la sphaigne humide suffit à tenir la plante.


Comment arroser et à quelle fréquence ?

Un arrosage une fois par semaine si le sphagnum s'est desséché, pour la culture en pot plastique, et un peu plus rapproché pour une culture en pot de terre.


Que faire avec les orchidées qui ont besoin de repos ?

Depuis que je suis à Nice , j'ai pu me fabriquer une petite serre et les températures que j'y enregistre sont très satisfaisantes puisque j'obtiens un minimum en hiver de 13°C la nuit et un maximum de 40°C le jour. Ces écarts de températures me permettent de continuer les arrosages sans nuire aux floraisons, puisque les plantes ont des variations de températures très importantes.


Comment va se comporter l'orchidée avec ce nouveau substrat ?

Les orchidées ont un temps d'adaptation pour se faire à ce nouveau milieu.

Mais une fois cet épisode passé, c'est le système racinaire qui en profite le plus.

De l'humidité, de l'air et aucune gêne pour les racines font que celles-ci se développent à vitesse grand V ( 1 cm à 1,5 cm par mois) c'est rapide pour une orchidée, quand on connaît la lenteur avec laquelle elles poussent.


Comment et à quelle fréquence donner de l'engrais ?

Comment? Avec les arrosages que je fais au pulvérisateur, la sphaigne supportant parfaitement les engrais.

A quelle fréquence ? Une fois par mois me semble suffisant vu la rapidité avec laquelle se développent les orchidées.


Mes constatations

Les vieux pseudo-bulbes des orchidées qui sont dans le sphagnum comme les Oncidium, les Brassia ou les Coelogyne se remettent à faire des pousses, ce qui fait que les plantes au lieu de pousser en ligne se ramifient plus et forment de plus belles touffes.


Conclusion

Hormis le Dendrobium densiflorum et un de mes nobile, toutes mes orchidées sont dans la sphaigne, même les Paphiopedilum qui réclament du calcaire . Toutes se développent très bien mais cela ne fait que 3 mois. Je vais donc surveiller de près, attendre que les grosses chaleurs passent et vous tenir informés des constatations que j'aurai récoltées cet été et les influences -s'il y en a- sur les floraisons, c'est tout de même ce qui nous intéresse le plus. Dans l'immédiat les jeunes pousses sont nombreuses et fort belles et les floraisons des Phalaenopsis et Oncidium sont nombreuses et de belle qualité. Une petite précision esthétique, les tâches noires disgracieuses sur les feuilles d' orchidées n'apparaissent plus sur les jeunes pousses.

Voilà, à dans 3 mois pour la suite du feuilleton


Gilles Colin

Voilà, les 3 mois sont écoulés et les grosses chaleurs aussi.

Je continue donc mes conclusions sur la culture en sphagnum et les différentes étapes:


Le comportement des orchidées

Les arrosages

L'aération des racines

Les engrais

L'humidité au niveau de la plante

La ventilation

Le substrat


Le comportement des orchidées

Après un temps d'adaptation que met la plante pour s'habituer au sphagnum, cela varie de 15 jours à 1 mois, je constate comme un coup de fouet sur la pousse de la plante.

En effet, celle ci développe d'abord son système racinaire ce qui favorise par la suite la pousse des feuilles, donc de la plante et le développement des fleurs.

Les feuilles sont plus saines, plus grandes, et ne jouent plus l'accordéon puisque le sphagnum reste toujours humide.

Les pseudo-bulbes se développent harmonieusement et sont de belles tailles.


Les arrosages

L'orchidée n'est pas une grosse consommatrice d'eau mais a besoin d'une bonne hygrométrie autour d'elle.

Le substrat à base d'écorce de pin sèche beaucoup trop vite par temps chaud et ne retient pas l'eau, en effet, celle ci glisse sur l'écorce, l'humidifie légèrement et s'évacue par le fond du pot, et l'eau se perd.

Le sphagnum, lui, retient l'eau quand on l'arrose (4000 % de pouvoir de rétention)

Les arrosages varient suivant la taille du pot et sa matière ( pot de Ø 12, 14, pot plastique ou pot en terre)

Pour un pot plastique d'un diamètre moyen de 12 cm les arrosages se font tous les 4 à 5 jours pour une température supérieure à 30° et une hygrométrie de l'air inférieure à 30%.

Pour une température inférieure à 30° et une hygrométrie inférieure à 30 % les arrosages se font tous les 6 jours.

Pour une température inférieure à 30° et une hygrométrie supérieure à 50%, les arrosages peuvent se faire tous les 7 à 9 jours.

Donc l'humidité ambiante est aussi importante que l'arrosage pour éviter le dessèchement de la plante.

Pour les pots en terre de même diamètre, rapprocher les arrosages de 1 à 2 jours suivant la température et l'hygrométrie.

Plus le pot est gros, donc plus il y a de sphagnum et plus les arrosages sont distants.


L'aération des racines

Au bout de 6 mois, avec les arrosages, le sphagnum a tendance à se tasser un peu, ce qui peut provoquer un manque d'oxygène au niveau des racines (bien que le sphagnum contienne 35 % d'air contre 15% pour le terreau), alors avec un petit tuteur et beaucoup de précaution pour ne pas blesser les racines, on peut légèrement soulever le sphagnum pour permettre une bonne aération racinaire. Ce petit désagrément n'arrive que tous les 6 mois et n'est pas obligatoire.

Les engrais

Pour ma part, j'utilise un engrais pour géranium en mettant la dose préconisée sur l'emballage. Je ne constate aucune détérioration des racines avec ce traitement. La fréquence d'apport en engrais se fait une fois par mois, car le sphagnum retient l'eau, il retient donc aussi l'engrais, ce qui a été absorbé est dilué avec les arrosages suivants. Je pense qu'ainsi la plante ne souffre ni d'un manque ni d'un excès d'engrais,ce qui serait tout aussi néfaste voir mortel pour celle-ci.


L'humidité au niveau de la plante

Comme je le dis plus haut, l'humidité atmosphérique est aussi importante que l'humidité au niveau racinaire, sans tomber dans l'excès pour les racines, sinon il y a risque de suffocation et/ou de pourriture des racines. Mais le sphagnum a la particularité de pomper l'eau au maximum de ses capacités et de ne plus absorber au delà de la saturation.

Et comme mentionné plus haut, le sphagnum est un égoïste, il garde l'eau pour lui et ne la redistribue pas, donc la plante doit aller lui ''voler''.

Quant à l'hygrométrie, il faut veiller à ce qu'elle soit toujours supérieure à 50% ,si possible, cela limite la transpiration au niveau des feuilles.


La ventilation

Dans ma serre je n'ai aucune ventilation additionnelle, ce qui limite les mouvements de l'air et donc le dessèchement du substrat, mais pourrait provoquer des pourritures, ce qui n'est heureusement pas le cas, et cela est dû à l'exposition de ma serre (contre un mur et plein sud). L'évaporation de l'eau après arrosage est donc assez rapide. Pour ceux qui ont une ventilation additionnelle dans leur serre, il faut tenir compte du dessèchement plus rapide du sphagnum, ce qui obligera à des arrosages plus fréquents ou alors d'opter pour une brumisation qui limitera le dessèchement de l'air et donc du substrat.


Le substrat

Jusqu'à présent le sphagnum supporte très bien les engrais et même l'eau calcaire. Aucune dégradation n'est à constater, et les racines se développent très bien et très rapidement. En 6 mois, les racines ont colonisé tout le pot, c'est assez spectaculaire quand on connait la lenteur de pousse des orchidées. Grâce à une inattention de ma part, je me suis aperçu que l'orchidée supportait très bien que le sphagnum se dessèche complètement sans lui provoquer le moindre mal; Donc pour les orchidées qui nécessitent un repos hivernal, je pense qu'il suffit de laisser le sphagnum se dessécher, tout en le réhydratant de temps en temps pour garder une petite humidité aux racines qui leur rappellera l'hygrométrie ambiante.


Conclusions

Je ne peux que penser du bien de ce substrat facile d'emploi, qui garde bien l'humidité, ne pourrit pas, ne prend pas de maladie cryptogamique telle que la pourriture, il donne une bonne aération aux racines, c'est un produit naturel donc pas de pollution des sols, et il peut s'utiliser pour tout type de culture. Idéal pour les appartements, car il n'y a pas de terre, et c'est beaucoup moins salissant, et ne demande pas un stock de plusieurs substrats différents à mélanger, il réduit également la fréquence des arrosages.

Gilles COLIN


DENDROBIUM SUPERBUM

Par AOEF :: 18/10/2008 à 22:13 :: FLORAISONS CHEZ NOS MEMBRES


Image Hosted by ImageShack.us


Jean Claude Fayet

FLORAISONS CHEZ NOS MEMBRES: Céline TERRIER

Par AOEF :: 18/10/2008 à 21:26 :: FLORAISONS CHEZ NOS MEMBRES


Céline TERRIER nous envoie deux orchidées:
un Psychopsis "Butterfly" (sanderae x papilio) de Vacherot (Puget / Argens), continuellement en fleur depuis juillet 2006 à raison d'une fleur toutes les six semaines, et un Phalaenopsis cornu-cervi fleuri depuis février 2008.

Une réussite!                                                                                                                                                             

Image Hosted by ImageShack.usImage Hosted by ImageShack.us


 

passion des plantes - Blog créé avec ZeBlog